Au Festival de la BD d’Angoulême, Martin Panchaud obtient le Fauve d’or pour « La Couleur des choses »

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Capture d’écran / Festival de la BD d’Angoulême

CULTURE - Le Suisse Martin Panchaud a remporté ce samedi 28 janvier le Fauve d’or du meilleur album de l’année avec « La Couleur des choses », a annoncé le jury du Festival de la bande dessinée d’Angoulême. Ce Genevois de naissance signe un récit à la forme très originale, qui reprend les codes du jeu vidéo et du schéma technique, qui avait initialement été publié en allemand.

« C’est juste incroyable. J’ai envie de dire que je n’en reviens pas (...) Moi c’est mon premier festival, je découvre, je suis dans un tunnel depuis que je suis arrivé », a déclaré l’auteur samedi soir sur la scène du Théâtre d’Angoulême. « C’est un livre qui a été conçu à Genève il y a dix ans, qui a été fini à Zurich, là où j’habite (...) Zurich est une sorte de carrefour de la bande dessinée où se mêlent beaucoup d’influences », a-t-il raconté.

Un « Fauve spécial 50e édition » a été remis au Japonais Hajime Isayama, l’auteur du best-seller mondial « L’Attaque des titans ». « Il y a un musée de “L’Attaque des titans” dans ma ville natale, et je vais y exposer ce trophée », a-t-il déclaré, après s’être vu remettre un trophée qu’il a qualifié de « chat mignon ». « L’exposition était vraiment extraordinaire. J’étais vraiment ému et encore une fois je vous remercie énormément », a-t-il ajouté.

La BD plus populaire que jamais en France

Des Fauves d’honneur ont été remis à deux autres mangakas japonais venus à Angoulême à l’occasion d’expositions qui leur étaient consacrées, Ryoichi Ikegami et Junji Ito. Le Festival d’Angoulême fermera ses portes dimanche soir, après avoir réussi à relancer une fréquentation qui avait été en berne en 2022. Malgré une météo de saison, froide et couverte, le public a été au rendez-vous.

La récompense la plus prestigieuse du Festival, le Grand Prix, avait été remise mercredi au Franco-Syrien Riad Sattouf, connu pour sa saga « L’Arabe du futur ». La BD ne s’est jamais aussi bien portée en France. Selon l’institut GfK, elle a connu en 2021 et 2022 ses deuxièmes meilleures années historiques, et a dépassé l’an dernier pour la première fois 25 % du marché du livre.

De nombreux autres prix ont été décernés par le festival d’Angoulême, retrouvez le palmarès complet ci-dessous :

  • Grand Prix de la Ville d’Angoulême

Riad Sattouf

  • Fauve d’or meilleur album

« La Couleur des choses » de Martin Panchaud (Çà et Là)

  • Fauve spécial 50e édition

Hajime Isayama

  • Fauves d’honneur

Ryoichi Ikegami et Junji Ito

  • Fauve prix spécial du jury

« Animan » d’Anouk Ricard (Exemplaire)

  • Fauve de la série

« Les Liens du sang » de Shuzo Oshimi (Ki-oon)

  • Fauve révélation

« Une rainette en automne » de Linnea Sterte (La Cerise)

  • Fauve patrimoine

« Fleurs de pierre » de Hisashi Sakaguchi (Revival)

  • Fauve de la BD alternative

Forn de Calç (Espagne)

  • Fauve polar SNCF

« Hound Dog » de Nicolas Pégon (Denoël Graphic)

  • Éco-Fauve Raja

« Sous le soleil » d’Ana Penyas (Actes Sud)

  • Fauve du public France Télévisions

« Naphtaline » de Sole Otero (Çà et Là)

  • Fauve des lycéens

« Khat, journal d’un réfugié » de Ximo Abadia (La Joie de lire)

  • Fauve jeunesse

« La Longue Marche des dindes » de Léonie Bischoff et Kathleen Karr (Rue de Sèvres)

  • Prix spécial du grand jury jeunesse

« Toutes les princesses meurent après minuit » de Quentin Zuttion (Le Lombard)

  • Prix René-Goscinny du meilleur scénariste

Thierry Smolderen pour « Cauchemars ex machina » (Dargaud)

  • Prix René-Goscinny du jeune scénariste

Mieke Versyp pour « Peau » (Çà et Là)

  • Prix Philippe-Druillet de la jeune création

« La Falaise » de Manon Debaye (Sarbacane)

  • Prix Konishi de la meilleure traduction de manga

Sylvain Chollet pour « Dai Dark » de Q. Hayashida (Soleil Manga)

  • Prix des écoles d’Angoulême

  • « La Petite Évasion » de Dorothée de Monfreid et Marzena Sowa (La Pastèque)

  • Prix des collèges de l’académie de Poitiers

« Simone » de David Évrard, Jean-David Morvan et Walter Pezzali (Glénat)

  • Prix des lycées de l’académie de Poitiers

« Nourrir l’humanité » de Miki Montlló et Sylvain Runberg (Delcourt)

  • Prix du courage (non officiel)

Victoria Lomasko

Elvis d’or de la meilleure BD rock (non officiel)

« Kiss the Sky : Jimi Hendrix 1942-1970 » de Jean-Michel Dupont et Mezzo (Glénat)

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