Au Brésil, des “Festas Juninas” toujours plus populaires

Photo Christian Pouillaude

Les “Festas Juninas” (“ Fêtes de Juin”) sont une grande tradition brésilienne. Certes, leur origine est européenne, mais elles se sont largement tropicalisées au fil du temps. Selon la tradition, elles commencent le 13 juin, le jour de São Antonio (la Saint-Antoine), culminent avec la São João (la Saint-Jean) le 24 juin et finissent le 29 juin avec São Pedro (la Saint-Pierre). En plein cœur de l’hiver austral.

Du Nordeste aux grandes villes

Au départ, ce sont des fêtes rurales, des fêtes de campagne, des fêtes de paysans (“caipira”). Pas étonnant donc que ce soit dans le Nordeste brésilien qu’elles ont pris une ampleur considérable depuis de nombreuses années. Les villes de Caruaru, dans le Pernambouc (près de Recife), et de Campina Grande, dans l’État voisin de la Paraíba, se disputent chaque année le titre de la plus grande fête de la Saint-Jean, avec des millions de visiteurs venant de tout le pays. C’est devenu un gigantesque business touristique.

Mais il est frappant de constater que, ces derniers temps, les “festas juninas” se multiplient et se popularisent dans tout le pays et en particulier dans les grandes villes. Cette année, à Rio, il y en a de nombreuses et dans tous les quartiers, quand ce n’est pas dans les shoppings centers ! Beaucoup d’institutions, notamment culturelles, se doivent d’organiser leur arraiá, le nom donné à chacune de ces fêtes. Du coup, on triche avec le calendrier traditionnel et les “festas juninas” s’étendent désormais sur tout le mois de juin… et même de juillet !

Maïs et quadrille

En quoi consiste un arraiá, une fête “junina” ? C’est tout un ensemble : de la gastronomie, de la musique et de la danse, des jeux de divertissement et aussi un déguisement spécifique pour adultes et enfants. Chapeau de paille, chemises à carreaux colorées, bottes de cuir, comme un parfait paysan ! De nombreuses baraques décorées avec des banderoles de toutes les couleurs offrent une nourriture bien typique, très prisée des Brésiliens. La plupart des mets sont faits à partir de maïs comme le cuzcuz, le curau, la pamonha ou la canjica (avec du maïs blanc) mais on y trouve aussi le riz au lait et le tapioca (fait avec du manioc). À compléter avec quelques sucreries, comme les “pommes d’amour” ! Pour se désaltérer, on peut choisir entre vin chaud et quentão (comme le vin chaud… mais avec de la cachaça !) ou s’en tenir à la traditionnelle bière.

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