Attentat de la rue des Rosiers: l'un des suspects, extradé par la Norvège, est arrivé en France

L'attentat de la rue des Rosiers avait fait six morts et 22 blessés à Paris le 9 août 1982 - Jacques DEMARTHON © 2019 AFP
L'attentat de la rue des Rosiers avait fait six morts et 22 blessés à Paris le 9 août 1982 - Jacques DEMARTHON © 2019 AFP

Walid Abdulrahman Abou Zayed, l'un des suspects de l'attentat de la rue des Rosiers en 1982 à Paris, qui avait fait six morts,a été arrêté à son arrivée en France vendredi soir après avoir été extradé par la Norvège, a appris BFMTV de sources concordantes.

Cet homme de 62 ans, qui faisait l’objet d’un mandat d'arrêt international émis par les autorités françaises, est arrivé peu avant 20H00 à l'aéroport de Roissy, dans la région parisienne, à bord d'un vol Air France en provenance d'Oslo, où il vivait depuis 1991. La Norvège avait autorisé le 27 novembre son extradition et avait dix jours pour exécuter cette décision.

Six morts et 22 blessés

Il devait être placé en centre de rétention administrative à son arrivée sur le sol français, puis présenté samedi à un juge d'instruction du pôle antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris, selon une source proche du dossier.

La France avait émis le 20 février 2015 un mandat d'arrêt international contre ce Palestinien né en 1958 en Cisjordanie et naturalisé norvégien en 1997, soupçonné d'avoir participé à l'attentat qui avait fait six morts et 22 blessés le 9 août 1982 dans le quartier juif historique du Marais, dans le 4e arrondissement de Paris.

Ce jour-là, un commando de trois à cinq hommes avait lancé une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg dans le "Pletzl" - le quartier juif de Paris -, puis mitraillé l'intérieur de l'établissement ainsi que des passants. L'opération avait rapidement été attribuée au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Cette extradition ouvre la voie à un procès

La justice française soupçonne Abou Zayed, père de quatre enfants, d'avoir été "l'un des tireurs de l'attentat". "Je n'aime pas la France. Je ne veux pas aller en prison en France", avait déclaré Abou Zayed, connu sous le nom d'Osman en Norvège, lors d'une comparution devant la justice norvégienne en septembre.

L'homme, qui clame son innocence, assurant qu'il était à Monte-Carlo au moment de l'attentat, s'opposait à une extradition vers la France. Son extradition, près de quatre décennies après les faits, ouvre la voie à un procès devant une cour d'assises spéciale, attendu de longue date par les victimes.

Article original publié sur BFMTV.com