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Attentat de Moscou : Poutine admet finalement que l’attaque a été commise par des « islamistes radicaux »

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit confiant qu’en 2024 le temps jouera en sa faveur en Ukraine lors d’une conférence de presse.
GAVRIIL GRIGOROV / AFP Le président russe Vladimir Poutine s’est dit confiant qu’en 2024 le temps jouera en sa faveur en Ukraine lors d’une conférence de presse.

RUSSIE - Depuis l’attentat de Moscou qui a fait au moins 139 morts dans l’attaque revendiquée par l’EI d’une salle de spectacle vendredi 22 mars, Vladimir Poutine refusait de commenter la responsabilité du groupe terroriste. Ce lundi 25 mars, il a enfin admis que « des islamistes radicaux » étaient bien à l’origine de la tuerie.

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« Nous savons que (ce) crime a été commis par des islamistes radicaux ayant une idéologie contre laquelle le monde islamique se bat lui-même depuis des siècles », a-t-il déclaré lors d’une réunion gouvernementale, évoquant ce lien pour la première fois, trois jours après la revendication de l’attaque par l’EI.

Toutefois selon lui, les assaillants ont tenté de fuir vers l’Ukraine. « Il est important de répondre à la question de savoir pourquoi les terroristes, après leur crime, ont essayé de partir en Ukraine ? Qui les attendait là-bas ? », a-t-il soulevé alors que Kiev a démenti toute implication dans l’attaque. « Nous savons qui a commis cette atrocité contre la Russie et son peuple. Ce qui nous intéresse, c’est le commanditaire », a-t-il ajouté.

« Ceux qui soutiennent le régime de Kiev ne veulent pas être des complices de la terreur et des soutiens du terrorisme, mais beaucoup de questions se posent », a dit le président russe.

« À qui cela profite ? »

Ce week-end, Vladimir Poutine et ses puissants services de sécurité, le FSB, n’avaient pas mentionné d’implication jihadiste, évoquant de concert une piste ukrainienne qui a été vivement démentie par Kiev et les Occidentaux.

Lundi soir, Vladimir Poutine a néanmoins à nouveau sous-entendu que l’attaque pourrait avoir un lien avec Kiev et ses soutiens. « Immédiatement, on se demande à qui cela profite ? Cette atrocité peut être un nouvel épisode de la série de tentatives de ceux qui, depuis 2014, combattent notre pays à travers le régime néonazi de Kiev », a-t-il affirmé.

« Et les nazis, c’est bien connu, n’ont jamais dédaigné utiliser les méthodes les plus sales et les plus inhumaines pour atteindre leurs objectifs », a-t-il déclaré.

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