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Attentat, extrême droite... Borne défend son action en matière de sécurité

French Prime Minister Elisabeth Borne delivers a speech during the parliament's debate and vote of a motion of no confidence filed by the left-wing party La France Insoumise (LFI) and the 'Gauche democrate et republicaine – NUPES (New People's Ecologic and Social Union)' parliamentary group against Prime Minister after she used article 49.3 of the constitution to push the 2024 social security financing bill (PLFSS) without a vote, at the National Assembly in Paris on December 4, 2023. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

POLITIQUE - Mort de Thomas à Crépol, attaque terroriste à Paris, rixe meurtrière dans le Val-d’Oise... les faits divers s’enchaînent en France ces dernières semaines, nourrissant une inquiétude sécuritaire et soulevant des questions concernant la sûreté du pays à l’approche des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Dans une longue interview accordée au Figaro, la Première ministre Élisabeth Borne a défendu son action en matière de sécurité, assurant que des « moyens » sont mobilisés pour les jeux « et on en mobilisera davantage si c’est nécessaire ».

Elle a également souligné que « tous les pays du monde sont exposés à des risques qu’il faut déjouer ». Et d’ajouter : « Il ne faut pas être naïf, il y a une part de désinformation ». Elle a rappelé par ailleurs que 43 attentats ont été déjoués depuis 2017 et 1500 personnes ont été interpellées et présentées devant la Justice pour des faits de terrorisme.

« Hors de question de baisser les bras face au terrorisme »

Dans les colonnes du journal, Élisabeth Borne est revenue sur l’attaque terroriste perpétrée à Paris, dont l’auteur présumé est fiché pour radicalisation islamiste et concerné par des troubles psychiatriques. « Ce terroriste a fait l’objet d’un suivi judiciaire pendant trois ans après sa libération. Il a fait l’objet d’un suivi psychiatrique et était suivi par les services de renseignements. Malheureusement, ça n’a pas empêché qu’il passe à l’acte. », a-t-elle déclaré.

Alors que son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait pointé un « ratage » dans le suivi psychiatrique de l’individu, la Première ministre considère que « c’est l’ensemble des maillons de la chaîne qu’il faut examiner ».

La cheffe du gouvernement suggère notamment que les individus comme l’assaillant de samedi, connu des services de renseignement, puissent faire l’objet d’une « attention encore plus soutenue ». « Il est vrai qu’un nombre important de personnes sont suivies au titre de la radicalisation et du terrorisme. Il y a des personnes suivies au titre de la psychiatrie. À l’intersection des deux, on peut avoir des individus qui exigent une attention encore plus soutenue », dit-elle.

La ministre le martèle : il est « hors de question de baisser les bras face au terrorisme » et « s’il y a des enseignements à tirer, on les tirera. C’est trop tôt aujourd’hui, alors que l’enquête vient de démarrer. »

Des sanctions plus adaptées et sévères pour les jeunes

Quant au sentiment d’insécurité que peuvent avoir les Français, notamment après le drame de Crépol, Élisabeth Borne rappelle qu’Emmanuel Macron a annoncé la création de 239 brigades de gendarmerie supplémentaires et que dès janvier prochain, les forces d’action républicaine seront déployées dans des villes comme Maubeuge et Valence.

Elle annonce également qu’un texte va être présenté en début d’année 2024 sur la justice des mineurs pour mieux responsabiliser les parents et avoir des sanctions plus adaptées et sévères pour les jeunes.

Élisabeth Borne appelle toutefois à ne pas être « naïf » face à « certains » qui ont « tout fait pour donner l’impression que la sécurité de l’ensemble de nos concitoyens était en cause. »

À ce sujet, interrogée sur un « basculement de notre société », évoqué par Olivier Véran, la cheffe du gouvernement revient sur la mort de Thomas à Crépol et la réaction de mouvements d’extrême droite qui en a découlé, appelant à « éviter d’entrer dans une logique où chacun veut se faire justice soi-même. »

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