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Attentat à Moscou : pourquoi la “piste ukrainienne” ne tient pas

Après l’attentat qui a visé la salle de concert du Crokus City Hall, près de Moscou, “le pouvoir russe, ses forces de l’ordre et ses propagandistes ont avancé diverses versions. Et évidemment, ils ne pouvaient pas rater l’occasion d’évoquer une prétendue ‘piste ukrainienne’”, écrit le site d’information Obozrevatel.

“Alors que circulaient des images de l’incendie et des tirs à Moscou, commente le quotidien Gazeta, le FSB a annoncé avoir trouvé des passeports tadjiks sur les hommes apparemment impliqués dans l’attentat terroriste, traqués jusqu’au matin dans les forêts de Briansk. Et l’accent a été mis sur le fait qu’ils fuyaient vers l’Ukraine.”

Les terroristes arrêtés sur la route de l’Ukraine

“Tout de suite après l’attentat, les propagandistes russes ont essayé de toutes leurs forces de prouver que l’Ukraine était impliquée, poursuit Obozrevatel. Ils ont diffusé une information selon laquelle, sur le parking près de la salle de concert, un ‘minibus blanc suspect [avait] été retrouvé avec d’anciennes plaques d’immatriculation ukrainienne’.”

Jusqu’au “dictateur russe Vladimir Poutine qui, après avoir gardé le silence pendant presque 24 heures, n’a pas pu s’empêcher dans son intervention de mentionner la ‘piste ukrainienne’ […], affirmant que les auteurs de l’attentat avaient cherché à fuir vers l’Ukraine où, du côté ukrainien, une ‘fenêtre’ aurait été préparée pour leur permettre de passer la frontière”. Sur le site du quotidien de Lviv Vyssokiy Zamok, le journaliste Serhiy Foursa s’interroge :

“Medvedev et Cie, comme des imbéciles, accusent les Ukrainiens. Pourquoi ? Que peuvent-ils bien nous faire de pire que ce qu’ils nous ont déjà infligé ?”

“De temps en temps, il arrive que des terroristes fassent sauter des terroristes, et que d’autres terroristes expriment leurs condoléances”, grince Foursa, qui reconnaît : “Oui, nous, en Ukraine, ça ne nous déplaît pas de voir comment souffrent les Russes. C’est le résultat de notre traumatisme. Nous voulons voir Moscou brûler. Mais ça ne veut pas dire que nous sommes prêts à organiser une telle chose.”

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