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Attentat à Moscou: Macron confirme que la branche de Daesh Khorassan a mené des "tentatives" en France

Un ennemi identifié. En déplacement à Cayenne ce lundi 25 mars 2024, Emmanuel Macron a confirmé que le groupe de l'État islamique Khorasan (EIK) a tenté à plusieurs reprises de s'en prendre à la France.

La branche de l'EI "impliquée" avait mené "plusieurs tentatives" en France, a affirmé le président de la République à son arrivée en Guyane.

"Ce groupe particulier avait conduit ces derniers mois plusieurs tentatives sur notre propre sol", a déclaré le chef de l'État.

L'EI-K, cellule du groupe État islamique qui a fait son apparition dans l'Est afghan en 2014, cherche à établir un califat qui s'étendrait en Afghanistan, au Pakistan, au Turkménistan, au Tadjikistan, en Ouzbékistan et en Iran.

"Coopération accrue" avec Moscou

De fait, "compte tenu de ses ramifications et de ses intentions, par précaution", explique Emmanuel Macron, le plan Vigipirate a en conséquence été élevé à son maximum sur le territoire français.

En ce qui concerne l'attentat de Moscou de vendredi passé, lors de cette même prise de parole en Guyane, Emmanuel Macron a confirmé que la France a proposé à la Russie "une coopération accrue", sans en divulguer la nature.

Cette branche de l'État islamique est notamment connue pour avoir revendiqué l'attentat de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le 26 août 2021, qui a fait 173 morts.

Plus récemment, le 3 janvier 2024, cette branche a perpétré une attaque à la bombe à Kerman, en Iran, lors d’une procession commémorative en l’honneur du général iranien Qassem Soleimani. L’attaque avait fait plus de 100 morts et environ 150 blessés.

Mais ce qui inquiète particulièrement la France, c'est que depuis plusieurs années, cette branche s'est exportée à l'international. Elle a été impliquée dans plusieurs projets d'attentats récents déjoués dans plusieurs pays d'Europe, dont l'Allemagne et la France.

Article original publié sur BFMTV.com