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Attaque d’une armurerie et affrontements armés : que se passe-t-il en Sierra Leone ?

Des affrontements armés ont secoué la capitale sierra-léonaise, Freetown, dans la matinée de ce dimanche 26 novembre 2023, après une “tentative avortée de forcer une armurerie militaire”. Le gouvernement, qui assure que la “situation est sous contrôle”, a instauré un couvre-feu national.

Le gouvernement [du président Julius Maada Bio] a indiqué que les forces de sécurité ont repoussé à la périphérie de Freetown, la capitale, les auteurs des affrontements armés qui ont secoué la capitale depuis cette matinée dominicale.

Il assure également garder le contrôle et être maître de la situation. Selon le gouvernement, les “assaillants” ont attaqué les prisons de Freetown et de nombreux détenus se sont échappés.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a, dans un communiqué, condamné l’acte et appelé à l’arrestation et aux poursuites des auteurs, avant de rappeler qu’elle ne tolère aucun changement inconstitutionnel de gouvernement.

Un passé institutionnel violent

La vie politique de ce pays de l’Afrique de l’Ouest est marquée par des violences, dont des présumées tentatives de coups d’État.

Pas plus tard qu’en juillet 2023, la police sierra-léonaise annonçait avoir déjoué une tentative de prise de pouvoir par la force des armes, précisant qu’un groupe d’officiers militaires de haut rang avait été mis aux arrêts, alors même que le président, Julius Maada, après avoir été élu pour une première fois en 2018, se vantait d’être réélu (dans un climat de suspicion) en juin 2023 dès le premier tour.

Depuis cette réélection, la tension est vive également entre le pouvoir et le principal parti de l’opposition, le Parti du Congrès de tout le peuple (APC), qui a jugé lesdites élections truquées.

Les émeutes dans ce pays sont également courantes, à l’image de celles de juillet 2020 liées à la fourniture de l’électricité, qui ont fait des morts, ou encore cette manifestation d’août 2022 qui s’est soldée par la mort de 30 personnes, dont 7 policiers.

Une situation que craignent certains observateurs, qui ne cessent de rappeler que le pays a vécu une des guerres civiles les plus atroces, de mars 1991 à janvier 2002, avec un nombre de morts estimé à plus de 200 000.

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