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Attaque à Paris : Gérald Darmanin réclame que les autorités puissent "demander une injonction de soins"

Le ministre de l'Intérieur souhaite que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques, comme c'est le cas de l'assaillant du pont Bir-Hakeim à Paris.

Gérald Darmanin a réclamé ce dimanche 3 décembre que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques afin de prévenir des passages à l'acte comme celui de l'assaillant du pont Bir Hakeim.

Le ministre de l'Intérieur s'exprimait au journal télévisé de TF1 à l'issue d'une réunion à Matignon consacrée à la sécurité après cette attaque au couteau samedi soir qui a coûté la vie à un touriste germano-philippin et blessé un Britannique et un Français.

L'assaillant "est adhérent à l'islam radical et il est malade psychiatrique. Il avait arrêté les soins à la demande de certains médecins", a rappelé Gérald Darmanin.

La France "durablement sous le coup de la menace islamiste radicale"

"Ce qu'il faut sans doute changer - on l'a vu autour de la Première ministre (Elisabeth Borne) - c'est que le pouvoir public, les préfets, les policiers puissent demander, exiger une injonction de soins, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

Soulignant que les "policiers n'étaient pas des médecins", il a fait valoir qu'ils avaient "à gérer des personnes aux troubles psychotiques et adhérant à l'islam radical".

Le ministre a insisté sur le fait que la France était "durablement sous le coup de la menace islamiste radicale". "Il faut, a-t-il dit encore, avoir une réponse pénale extrêmement ferme".

Article original publié sur BFMTV.com

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