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Des astronomes font la première observation directe d’un festin d’étoile

Il est dit qu’une étoile sur le point de mourir grossit, grossit, tant et si bien qu’elle serait en mesure de gober les planètes les plus proches qui l’orbitent. Mais jamais un tel événement n’avait pu être observé par les astronomes… Jusqu’à aujourd’hui !

La revue Nature consacre sa une datée du 4 mai à ce phénomène qui vient d’être capté par une équipe internationale qui publie, toujours dans Nature, ses résultats.

La Voie lactée est sujette à ce genre d’événements, qualifiés de transitoires, quasiment quotidiennement. Ces derniers “se déroulent le plus souvent lorsqu’une naine blanche, une étoile très dense d’une taille similaire au Soleil, arrache de l’hydrogène d’une étoile compagnonne. L’hydrogène au contact de la naine blanche déclenche une réaction de fusion nucléaire qui provoque une explosion de radiations.”

Mais pour les chercheurs, ZTF SLRN-2020 - c’est le nom donné à cet événement optique observé par hasard - ne ressemble à rien de tout cela, c’est notamment l’absence d’émission de rayons X qui oriente les scientifiques sur une autre voie.

L’explosion dont ils ont été témoins porte davantage la signature de ce qu’on appelle une nova rouge lumineuse, caractérisée par une forte émission d’infrarouges.

Pour les astronomes il ne fait aucun doute, ZTF SLRN-2020 est le fruit de la “fusion” entre une étoile du même type que le Soleil et un objet céleste plus petit.

“À partir de la luminosité de la source en fonction du temps et des observations effectuées avant l’éruption, les scientifiques ont déduit que la masse de son compagnon de fusion était approximativement celle de Jupiter ou de Neptune”, nous apprend Nature.

En observant les poussières et les gaz avant l’explosion, les auteurs ont même pu déterminer que les deux corps ont interagi entre 6 et 12 ans.

Un autre indice corrobore l’hypothèse de la fusion : le rayon de l’étoile n’a pas varié pendant qu’elle dévorait sa planète compagne. Un phénomène qui, corrélé avec une diminution des émissions d’infrarouges, “est cohérent avec le fait que l’étoile a consommé une planète”, précise la revue scientifique.

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