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Assistants du Modem: François Bayrou juge que Marielle de Sarnez est "une des victimes" de cette affaire

"C'est évident": François Bayrou a jugé ce mardi 6 février sur BFMTV-RMC que son ancienne collègue, Marielle de Sarnez, est "une des victimes" de l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, dans laquelle il a été relaxé "au bénéfice du doute" la veille.

Contrainte, comme lui de quitter le gouvernement en 2017, au début de cette affaire, cette dernière - qui était alors ministre chargée des Affaires européennes - est morte le 13 janvier 2021 d'une leucémie. Elle avait été mise en examen en 2019 pour "détournement de fonds publics" dans le cadre de ce dossier, tout comme d'autres cadres et eurodéputés du parti.

"Un chemin de croix"

"Le mécanisme de l’aggravation des leucémies, on ne le connaît pas (...) mais moi je sais quel calvaire ça représente, et tous ses amis savent", a expliqué le maire de Pau. "Vous n’en trouverez pas un seul qui ne vous dise pas à quel point elle a vécu comme un chemin de croix cette mise en cause", a-t-il ajouté, avant d'insister à nouveau:

"Il y a des gens scrupuleux d’honnêteté, et qui ne supportent pas d’être mis en cause. C’est évident qu’elle est une des victimes de cette affaire."

Huit personnes condamnées

Sur les 11 personnes jugées par le tribunal correctionnel de Paris ce lundi, trois, dont François Bayrou, ont été relaxées ce lundi dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. En revanche, l'instance judiciaire s'est montrée beaucoup plus sévère à l'encontre des huit autres prévenus, allant souvent au-delà des réquisitions du parquet.

Cinq députés européens du parti centriste ont été condamnés à des peines de 10 à 18 mois de prison avec sursis, des amendes de 10.000 à 50.000 euros, ainsi qu'à deux ans d'inéligibilité avec sursis. L'ex-ministre de la Justice Michel Mercier et Jean-Jacques Jégou, un temps trésorier du mouvement, ont également été condamnés. Tout comme l'UDF et le MoDem, qui ont écopé respectivement de 150.000 euros d'amende, dont 100.000 ferme, et 350.000 euros, dont 300.000 ferme.

Ainsi, la justice a estimé qu'il y avait bien eu un détournement de fond public, caractérisé par des assistants parlementaires rémunérés par des fonds du Parlement européen pour effectuer des tâches au profit des partis.

Article original publié sur BFMTV.com