Asie. La Birmanie sous très haute tension après un appel à la grève générale

Courrier international (Paris)
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La junte au pouvoir a menacé de recourir à la force létale dimanche 21 février, après qu’un groupe de manifestants a appelé les Birmans à faire grève massivement lundi pour protester contre le coup d’État militaire.

La Birmanie s’est réveillée lundi matin dans un climat de tensions accrues. Alors qu’un appel à la grève générale a été lancé dimanche, de nombreux “commerces locaux et chaînes internationales” ont “fermé leurs portes” à travers le pays, en signe de protestation contre le coup d’État militaire, rapporte le Bangkok Post.

Des foules massives de manifestants ont aussi commencé à affluer dans plusieurs villes du pays, rapporte le Guardian. Malgré les barrages routiers mis en place autour de l’ambassade des États-Unis à Rangoun (la plus grande ville du pays), plus d’un millier de protestataires se sont rassemblés devant l’institution, tandis que 20 camions militaires étaient arrivés à proximité du site.

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Face à cette journée de mobilisation qui pourrait être l’une des plus importantes qu’a connue la Birmanie récemment, la junte birmane a averti dimanche soir les manifestants qu’elle n’hésiterait pas à “recourir à la force létale si les protestataires confrontaient les forces de sécurité”, souligne CNN.

Deux manifestants ont été tués samedi à Mandalay après que la police a ouvert le feu pour disperser la foule, tandis qu’ont été organisées dimanche les funérailles de la jeune manifestante ayant succombé à ses blessures après avoir

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