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Pour les artistes étrangers, se produire aux États-Unis pourrait bientôt coûter très cher

“Depuis l’ère de la Beatlemania, l’objectif des jeunes musiciens britanniques est de conquérir l’Amérique, mais ce rêve est en voie d’anéantissement”, redoute The Guardian. Le quotidien britannique est l’un des premiers à réagir à l’annonce selon laquelle les États-Unis pourraient bientôt augmenter de 250 % le prix des visas pour les artistes étrangers.

Le coût des visas de catégories O et P, exigés entre autres pour les artistes et athlètes qui viennent se produire sur le sol américain, passerait de 460 à 1 615 dollars (de 435 à 1 529 euros). L’annonce en a été faite début février par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis, précise NME, un site britannique spécialisé dans l’actualité musicale. Il s’agirait d’augmenter les financements dont disposent les services américains de l’immigration. La décision est en délibéré jusqu’au 6 mars, ajoute The Guardian.

La nouvelle est raide pour les musiciens britanniques, dont les tournées en Europe ont déjà été compliquées par le Brexit. Après avoir été empêchés, comme leurs homologues étrangers, de se produire sur scène en raison de la pandémie de Covid-19, ils pâtissent aussi désormais de l’inflation, qui fait flamber le coût des tournées, rapporte The Guardian. Au Royaume-Uni, la campagne #LetTheMusicMove (“Laissez la musique voyager”), qui avait été mise en place après le Brexit, a été relancée pour faire entendre les arguments du secteur.

Des répercussions multiples

Mais les musiciens britanniques ne sont pas les seuls concernés. Ce sont les artistes du monde entier qui sont visés par la hausse du prix des visas O et P. Et celle-ci aura aussi un impact sur les institutions culturelles américaines. Le 25 février, la Pittsburgh Post-Gazette s’est fendue d’un éditorial pour dénoncer la mesure envisagée :

“Cette hausse du prix des visas va durement frapper les organisations culturelles [américaines], elles qui courent déjà après le moindre dollar.”

Le quotidien de Pittsburgh, en Pennsylvanie, s’inquiète notamment pour la troupe de danse locale : avec sept danseurs étrangers dans ses rangs, le Pittsburgh Ballet Theatre pourrait devoir payer 8 000 dollars (7 575 euros) supplémentaires aux services américains de l’immigration pour continuer à fonctionner.

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