Arthur Chevallier – Vente de Rafale : qui doit vraiment avoir honte ?

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Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle.
Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle.

Selon la formule d?un célèbre éditeur, « on ne comprend rien aux passions des autres ». Comme celle qui consiste à abjurer la France dès qu?elle nous déplaît. La vente des avions Rafale aux Émirats arabes unis a donné l?occasion à une partie de la gauche de se livrer à son exercice favori : exprimer son dégoût d?être français quand le comportement de son pays déplaît à sa personne. Le candidat d?EELV à l?élection présidentielle, Yannick Jadot, par exemple, écrit éprouver de la « honte » pour la France quand elle vend des armes à des pays autoritaires. Quels sont donc ce vocabulaire, ce ton, cette formule dignes d?un parent d?élève mécontent des conclusions d?un conseil de classe ?

Le chef de l?État lui-même n?est ni la maman ni le papa de la France. Il commande le gouvernement d?un pays par nature supérieur à sa personne, c?est-à-dire auquel il est, par nature, soumis et qui, par nature, le dépasse. C?est ce que l?on appelle une institution. Comment envisager de confier la France à des individus dont la prétention est telle qu?ils la prennent pour un sujet de droit comme un autre, un militant à qui ils auraient le droit de dire ce qui est juste ou injuste ? Si les serviteurs de l?État peuvent être considérés comme des traîtres, par exemple les collaborateurs, la France, elle, est un sanctuaire précisément parce qu?elle n?est ni une personne ni un sujet de droit.

L?abstraction du pays est la garantie de sa continuité. L?instabilité des princes, consubstantiel [...] Lire la suite