"Arriver au pouvoir est possible": Zemmour et Le Pen saluent la victoire de l'extrême droite en Italie

Marine Le Pen et Eric Zemmour.  - AFP
Marine Le Pen et Eric Zemmour. - AFP

La victoire de Giorgia Meloni donne des ailes à l'extrême droite française. Le parti qu'elle dirige, Fratelli d'Italia, d'inspiration fasciste, est arrivé en tête aux élections législatives avec 25% des suffrages. Plus largement, la coalition de droite et d'extrême droite formée avec la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi est la mieux placée pour prendre le pouvoir dans la péninsule. Elle récolte environ 43% des votes.

A peine les résultats annoncés, Eric Zemmour, Marine Le Pen ou encore Jordan Bardella, qui revendiquent des lignes politiques plus ou moins similaires à celle de Giorgia Meloni, ont réagi.

Pour Eric Zemmour, un exemple qu'"arriver au pouvoir est possible"

Le président du parti Reconquête Eric Zemmour a adressé "toutes mes félicitations à Madame Meloni" et exprimé "sa joie pour le peuple italien. Un peuple fier et libre qui refuse de mourir", en référence à sa théorie raciste et complotiste du Grand remplacement.

L'ancien candidat à l'élection présidentielle veut aussi voir dans les élections italiennes un présage de son succès futur en France, alors que Fratelli d'Italia dépassait à peine les 4% aux élections législatives 2018, là où le candidat de Reconquête en a recueilli 7% en avril dernier.

"Malgré l'échec en 2018, Madame Meloni et son jeune parti n'ont jamais rien lâché. (...) Comment ne pas regarder cette victoire comme la preuve que oui, arriver au pouvoir est possible?" a notamment tweeté Eric Zemmour.

Il a également noté que "nous vivons ces dernières semaines la deuxième union des droites victorieuse en Europe", après les élections suédoises, alors qu'il est lui-même partisan d'une alliance de tous les partis de droite français autour de "la question identitaire".

"Une leçon d'humilité" pour l'Union européenne selon le RN

Face à la victoire de celle qui a toutes les chances de devenir la première femme à prendre les rênes de l'Etat italien, Marine Le Pen, qui rêvait au printemps d'un destin similaire de lors de l'élection présidentielle, a félicité la coalition de droite victorieuse: "Bravo à Giorgia Meloni et à Matteo Salvini pour avoir résisté aux menaces d'une Union européenne anti-démocratique et arrogante en obtenant cette grande victoire".

"Le peuple italien a décidé de reprendre son destin en main en élisant un gouvernement patriote et souverainiste", a analysé la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale.

Anticipant l'annonce des résultats, Jordan Bardella s'est basé sur la revendication de la victoire par Giorgia Meloni peu avant minuit dimanche soir pour saluer "une leçon d’humilité à l’Union européenne qui, par la voix de Mme Von Der Leyen, prétendait leur dicter leur vote".

Il faisait référence "aux outils" à disposition de l'UE évoqués jeudi par la présidente de la Commission européenne si "les choses vont dans une direction difficile" en Italie.

Perçue comme une menace non seulement pour les nationaliste italiens mais aussi pour leurs homolgues français, cette déclaration a contribué à alimenter la défiance de Jordan Bardella vis-à-vis de Bruxelles, alors qu'il fait campagne pour devenir le nouveau président du RN.

Article original publié sur BFMTV.com