Après une sévère dépression, la nageuse Béryl Gastaldello a sorti la tête de l'eau

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Avec la fin de l’International Swimming League (ISL), dimanche soir à Budapest, Béryl Gastaldello va enfin laisser sécher son maillot. C’est peu dire qu’elle l’a mouillé tout au long de cette deuxième édition : des victoires avec son équipe de Los Angeles Current, et des records de France, les plus récents sur 100 mètres nage libre et 100 mètres quatre nages en petit bassin. "On s’est beaucoup amusés après avoir travaillé dur", glisse la starlette provençale de 25 ans. Un euphémisme pour résumer pudiquement trois années de combat éreintant contre une dépression avec anxiété sévère qui a noirci ses idées et son horizon à partir de fin 2017. Cursus universitaire suspendu, sommeil disparu, la jeune femme s’est enfoncée "très profond".

Les sportifs qui osent partager leur mal-être sont rares. Béryl Gastaldello a révélé le sien en mai 2018. Puis a sorti progressivement la tête de l’eau. "On n’ignorait pas son état mais, dans cette période, elle s’est d’abord battue seule, admire Paul Leccia, président du Cercle des nageurs de Marseille (CNM), où elle est licenciée depuis six ans. C’est en elle."

L’institution nautique de l’anse des Catalans propose à tous ses athlètes un suivi psychologique (imagerie mentale, gestion du stress, cohérence cardiaque). Avec les préparateurs mentaux Thomas Sammut et Guillaume Rivas, le feeling est vite passé. "Béryl a l’intelligence de prendre le meilleur de chaque endroit, assure Romain Barnier, directeur...


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