Après la mort de la reine Elizabeth, les Britanniques ont tous une anecdote à raconter

Britain's Queen Elizabeth II meets members of the public as she arrives at The Lexicon shopping centre during a visit to Bracknell, west of London on October 19, 2018. - The Bracknell Regeneration Partnership is transforming Bracknell town centre into an exciting one million square foot shopping and leisure destination, The Lexicon Bracknell. The Lexicon represents one of the biggest town centre regenerations in the UK. (Photo by HENRY NICHOLLS / POOL / AFP)
HENRY NICHOLLS / AFP Britain's Queen Elizabeth II meets members of the public as she arrives at The Lexicon shopping centre during a visit to Bracknell, west of London on October 19, 2018. - The Bracknell Regeneration Partnership is transforming Bracknell town centre into an exciting one million square foot shopping and leisure destination, The Lexicon Bracknell. The Lexicon represents one of the biggest town centre regenerations in the UK. (Photo by HENRY NICHOLLS / POOL / AFP)

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La reine Elizabeth II rencontrer du public lors d’une visite à Bracknell dans l’ouest de Londres, le 19 octobre 2018 (Photo by HENRY NICHOLLS / POOL / AFP)

ELIZABETH II - Le Royaume-Uni pleure sa reine. Elizabeth II, 96 ans dont 70 ans de règne, s’est éteinte jeudi 8 septembre dans l’après-midi. Une souveraine qui a traversé le temps et les générations : 85 % de la population britannique n’a connu qu’elle sur le trône. Alors sur Twitter, les anecdotes de ceux qui l’ont rencontrée sont nombreuses.

Un internaute raconte ainsi s’être amusé, à l’âge de 8 ans lorsqu’il était scout, lancer des mini-fusées dans un parc. « Mais ces lancements ont été faits dans et autour de l’école qui est située proche d’un aéroport plutôt important, dont vous avez sûrement entendu parler », continue-t-il avec une photo d’une carte montrant l’aéroport Heathrow de Londres.

Or, la souveraine devait atterrir ce jour même jour et « pour la sécurité de sa majesté, les fusées n’étaient pas cool du tout », poursuit-il avec humour. « Nous avons découvert cela quand ils sont arrivés dans le champ et nous ont demandé d’arrêter ce que nous faisions. » Il raconte que son père était très gêné et mal à l’aise, d’autant que sa famille était expatriée et venait des États-Unis. Finalement, tout s’est bien terminé : « On a tout rangé, la reine a pu atterrir en sécurité et nous n’avons pas été déportés vers les États-Unis. Tout est bien qui finit bien pour tout le monde ! »

Deux touristes américains bernés par la reine

Jason Walker raconte, lui, avec émotion la fois où sa mère « a rencontré la reine à l’hôpital Christies de Manchester. Elle l’a décrite comme tout simplement parfaite et elle l’était. J’espère qu’elles se reverront maintenant qu’elles sont tous les deux au paradis. Un triste jour de notre histoire ». Une photo accompagne son tweet de la reine et de sa mère.

Habitante de Windsor, ville de la résidence de la famille royale du même nom, Luci Fricker Gohara a à plusieurs reprises croisé Elizabeth II : « Mes souvenirs d’enfance, c’était de jouer dans le grand parc où la reine montait à cheval, parfois elle passait devant nous, elle s’arrêtait, nous parlait, nous demandait comment s’appelaient nos chiens et on s’amusait ».

Eux ont eu une conversation avec la reine… Sans s’en rendre compte ! C’est Richard Griffin, ancien officier de sécurité d’Elizabeth II, qui a raconté cette anecdote lors du jubilé en juin dernier et dont le témoignage refait le tour des réseaux sociaux depuis 24 heures. Le garde du corps raconte l’histoire de ces deux Américains en vacances à Balmoral, en Écosse, qui se promènent dans la campagne et croisent la reine sur leur chemin.

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Un symbole de la monarchie

« Elle avait pour habitude de s’arrêter pour dire ‘bonjour’. C’était deux Américains [...] et c’était clair dès le moment où nous nous sommes arrêtés qu’ils ne l’avaient pas reconnue », se souvient-il. Les deux touristes demandent à la vieille dame d’où elle vient. Déterminée à ne pas dévoiler son identité, elle leur a tout simplement répondu qu’elle vivait à Londres mais qu’elle était en visite dans sa résidence secondaire, qu’elle visite depuis son enfance, « depuis 80 ans ».

Les Américains prennent ensuite une photo avec elle, sans se rendre compte de la supercherie. « Après leur avoir dit au revoir, la reine m’a dit qu’elle aurait bien aimé être une petite souris le moment où il montrerait ces photos à ces amis américains », termine Richard Griffin.

Ben Waugh raconte lui avoir pu discuter avec Elizabeth II à l’école. Pour preuve, il a publié une photo de lui serrant la main de la reine. Souvenir similaire pour Richie Lee, qui a aussi rencontré la souveraine en 1999 dans son école primaire. « J’ai eu une courte conversation avec elle sur la façon dont nous essayions de sensibiliser à l’environnement », ajoute-t-il. Lui a posté une vidéo de ce moment unique et gravé dans sa mémoire.

Et dans les familles les souvenirs remontent parfois encore plus loin… « Ma grand-mère qui peine maintenant à se rappeler ce qu’elle a mangé pour le petit-déjeuner et qui est née en 1926 comme la reine, raconte à ma mère comment sa propre mère est venue dans sa chambre pour lui annoncer la mort de George en 1936 », détaille Helen Clarkson.

Matthew se souvient, pour sa part, de tous les discours de Noël, une véritable tradition dans la culture britannique. C’est à présent Charles III, le fils aîné d’Elizabeth et du prince Philip, qui s’adressera aux téléspectateurs, son premier discours sera retransmis ce vendredi 9 septembre à 19 heures (heure française). Il sera officiellement proclamé roi samedi.

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