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Après un faux exercice de noyade dans une école de police, une enquête confiée à l’IGPN

Une enquête administrative de l’IGPN a été lancée mercredi 29 novembre après la diffusion d’une vidéo montrant un simulacre de noyade dans l’école de police d’Oissel.
vidéo diffusée sur X (ex Twitter) Une enquête administrative de l’IGPN a été lancée mercredi 29 novembre après la diffusion d’une vidéo montrant un simulacre de noyade dans l’école de police d’Oissel.

POLICE - Un exercice sordide imposé aux élèves. Une enquête administrative de l’IGPN, la « police des polices », a été lancée après la diffusion d’une vidéo montrant un simulacre de noyade dans l’école de police d’Oissel, près de Rouen, a annoncé la police nationale ce jeudi 30 novembre. Le formateur de l’école a été suspendu.

Cette vidéo, révélée par Le Parisien et BFMTV, montre des élèves de cette école accroupis le long d’un mur, un tissu noir sur la tête sur laquelle on leur verse de l’eau tandis qu’on leur demande de chanter la Marseillaise.

Dans le message posté sur X (anciennement Twitter) ci-dessous, la police nationale a expliqué qu’il s’agissait d’une « initiative d’un formateur en école de police ».

« Ce comportement et cette méthode ne peuvent pas être tolérés et sont fermement condamnés par la direction générale de la police nationale », a ajouté l’institution en annonçant une enquête administrative de l’IGPN, la « suspension du formateur en techniques de sécurité en intervention (FTSI) », et la convocation du directeur de l’école par le Directeur général de la police nationale (DGPN).

« Ce policier moniteur a déjà été signalé »

Interrogé sur France 2 jeudi matin, Gérald Darmanin a jugé que c’était « tout à fait inacceptable ». « J’ai demandé qu’on suspende en effet ce formateur, de convoquer le directeur de l’école de police d’Oissel. Il sera convoqué d’ici la fin de la semaine, on tirera d’ailleurs les conséquences », a dit le ministre de l’Intérieur.

« Il n’y a aucune possibilité de faire ce genre de choses absolument inacceptables », a insisté le ministre de l’Intérieur, « et la police nationale, y compris dans ses écoles, doit respecter les règles comme tout le monde ».

« Ce policier moniteur a déjà été signalé par le passé pour ce type de méthodes qui sont hors déontologie », a indiqué à l’AFP une source syndicale policière, précisant qu’il s’agit d’un « moniteur spécialisé en technique d’intervention de police et de tir ». « C’est un dérapage, cela ne correspond pas à la pédagogie enseignée au sein de l’école », a assuré la même source.

Le parent d’un des élèves victimes, Laurent, a témoigné sur RMC : « C’est arrivé à mon fils vendredi par le même instructeur. Le tortionnaire n’a aucun scrupule à se faire filmer », raconte-t-il. Il dénonce les repercussions du « harcèlement » subit par ces jeunes en formation : « Après, vous envoyez des policiers dans la rue avec cette mentalité d’en mettre plein la gueule à tout le monde ».

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