Après des accusations de sexisme, France TV veut licencier trois journalistes des sports

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Clémentine Sarlat, une ex-présentatrice de "Stade 2" s'était plainte de harcèlement moral et de propos sexistes dans la rédaction.

Trois licenciements et un blâme. Telle est la sanction adoptée par France Télévisions à l'encontre de journalistes du service des sports pour des "faits de harcèlement moral et des propos sexistes" ; le groupe dirigé par Delphine Ernotte affirme ainsi sa volonté d'appliquer sur ces sujets "le principe de tolérance zéro". Cette décision fait suite au témoignage livré début avril dans L'Equipe par Clémentine Sarlat (32 ans), ancienne coprésentatrice de Stade 2. "J'y allais en pleurant", avait-elle alors raconté, en précisant avoir été mise de côté à son retour de congé maternité. "Pour la préparation de l'émission, personne ne me parlait. Ils m'avaient mise dans un bureau à part, loin des rédacteurs en chef." Elle avait finalement choisi de partir à l'automne 2018.

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"Une justice expéditive"

La direction du groupe s'est appuyée sur une enquête interne avant de prendre sa décision. Selon plusieurs sources, elle a choisi de sanctionner le rédacteur en chef Jean-François Laville, ainsi qu'Alain Vernon, une figure historique du service, et Pierre-Etienne Léonard. Rodolphe Gaudin, pour sa part, a été puni d'un blâme. Mais ces sanctions n'ont été notifiées pour l'heure qu'oralement aux intéressés par Laurent-Eric Le Lay, patron d'un service des sports où régnerait "un entre-soi masculin" et "une ambiance de vestiaire à l'humour graveleux", selon les constatations du rapport d'...

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