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“Comment appréhender mentalement les explications les plus folles sur l’Univers”

D’étranges formes aux tons jaune orangé s’affichent à la une de l’édition datée du 23 mars de New Scientist. Au centre, un cercle lumineux que contemple un personnage d’allure humaine. Et ce titre qui le surplombe : “Débrouiller l’écheveau de la réalité”. “Comment appréhender mentalement les explications les plus folles sur l’Univers”, peut-on lire dessous.

Le magazine britannique a confié la plume au philosophe américain Eric Schwitzgebel, auteur notamment de The Weirdness of the World (“L’étrangeté du monde”, inédit en français) pour un long article qui invite le lecteur à s’interroger : “Quelle est la structure sous-jacente de l’Univers et quelle place pour la conscience humaine ?”

Le problème n’est pas que ne disposons pas de théories pour y répondre. Au contraire, nous en avons plein, peut-être même trop. Et nous n’avons pas la possibilité (pour le moment) de les mettre à l’épreuve, explique le philosophe. Ce qui contribue à cette impression d’étrangeté.

Mondes multiples ou simulation numérique

L’une de ces théories, appelée “many worlds” (mondes multiples) ou interprétation d’Everett en français, fondée sur l’équation de Schrödinger, suggère par exemple que chaque événement conduit à une bifurcation. Il y aurait donc de multiples “presque vous” en train de lire de très nombreuses versions de cet article dans plein d’univers parallèles. Pas simple. Mais pourquoi pas ?

Une autre, le panpsychisme, suppose que la conscience est une propriété fondamentale de la matière, qu’elle ne peut apparaître que lorsque la matière est agencée de la bonne manière. Une autre encore propose que notre réalité soit une simulation numérique, et qu’il en existe d’autres qui sont en train de tourner sur des machines développées par une intelligence artificielle devenue elle-même consciente, ou, pourquoi pas, une autre espèce.

Faudrait-il alors accepter de s’installer dans l’incertitude et la confusion ? Pas forcément, assure l’auteur. Selon lui, “la science peut donner des réponses à des questions qui étaient apparemment autrefois insolubles. Ce qui était auparavant bizarre devient alors plus facile à comprendre et familier.” Il ajoute :

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