Apolline de Malherbe n’a pas oublié ce face-à-face avec Gérald Darmanin

Moins d’un an après cette séquence houleuse sur BFMTV, Apolline de Malherbe a accepté de revenir sur les coulisses de cette interview réalisée en février 2022.
Capture d’écran Twitter Moins d’un an après cette séquence houleuse sur BFMTV, Apolline de Malherbe a accepté de revenir sur les coulisses de cette interview réalisée en février 2022.

MÉDIAS - « Calmez-vous madame, ça va bien se passer ». En février 2022, un échange tendu entre le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la journaliste de BFMTV Apolline de Malherbe avait provoqué de vives réactions en raison du ton employé par le ministre.

Près d’un an plus tard, la journaliste et animatrice de télévision est revenue sur cette séquence lors d’un passage dans l’émission C à Vous sur France 5, consacrée aux visages de la chaîne d’information en continu. Apolline de Malherbe en a profité pour confier que de nombreuses femmes lui parlent encore de cette interview, toutes marquées par la violence verbale du ministre.

Lors de ce face-à-face où Apolline de Malherbe avait présenté des chiffres peu glorieux de l’insécurité en France, Gérald Darmanin s’était emporté, jugeant l’analyse de sa journaliste « un peu populiste ». Quelques instants plus tard, le locataire de la place Beauvau avait pourtant tenté d’ironiser, avant de déraper: « J’ai regardé votre logo, je pensais qu’on était sur CNews, mais en fait on est bien sur BFMTV ».

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« Est-ce que vous me laissez parler, madame ? Votre présentation est très rapide et un peu populiste. (...) Non mais ne vous vexez pas, calmez-vous, madame, ça va bien se passer », avait-il ajouté sur un ton condescendant. « Je vous demande pardon ? », s’était alors exclamée la présentatrice du « Face à face », outrée par cette formule aux relents sexistes.

« On m’en parle quasiment tous les jours »

« Séquence abondamment commentée », comme l’a rappelé sur France 5 le chroniqueur Patrick Cohen, Apolline de Malherbe a été invitée à revenir à froid sur cet échange houleux, « imprévu » et « presque animal » selon les mots de la journaliste. « En l’occurrence, il faut imaginer le face-à-face : on est seuls, dans un très grand espace et c’est la seule interview du matin où on est seuls, parce que dans toutes les radios il y a du monde autour de la table, il y a toujours d’autres chroniqueurs. Là c’est vraiment un moment de solitude extrême où seuls les deux intervenants sont ensemble », explique-t-elle pour rétablir le contexte de cet entretien.

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« Je sens à un moment quelque chose qui me semble aller trop loin et sans même mesurer l’impact, l’image et l’ampleur de ce que c’est, je réagis comme j’aurai réagi dans la vie en fait », confie Apolline de Malherbe, estimant d’ailleurs que son interlocuteur ne « le ressent pas » au moment de l’interview.

« Ce qui me frappe, c’est qu’encore aujourd’hui, on m’en parle quasiment tous les jours. Des femmes de tous âges, de tous milieux, de tous moments, parfois dans la rue me disent :’vous avez exprimé quelque chose ce jour-là que j’aurai voulu dire’», admet celle qui commande la matinale Apolline Matin depuis août 2020 sur BFMTV. Par la suite, la journaliste confie avoir reçu à plusieurs reprises Gérald Darmanin depuis cet échange, mais c’est Marc-Olivier Fogiel, directeur général de la chaîne d’information qui ajoute un dernier élément de contexte permettant de mieux comprendre les dessous de ce dérapage.

« Il est arrivé quasiment une minute avant l’antenne », explique le patron de BFMTV. Alors qu’en règle générale, les invités se présentent « 15, 30 minutes, voire une heure à l’avance comme Marine Le Pen ». De quoi expliquer le manque de préparation du ministre : « Je crois qu’il se précipite là. Il ne se pose pas avant et ça donne un truc pas cadré », ajoute-t-il sans chercher à « excuser » Gérald Darmanin.

« Il ne passe même pas au maquillage je crois », se souvient encore Marc-Olivier Fogiel qui précise que désormais, le ministre de l’Intérieur « arrive bien avant » pour ses interviews sur BFMTV.

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