Antiviraux : une nouvelle arme contre le Covid-19

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Alors que le variant Omicron replonge la planète entière dans l'incertitude sur l'évolution de la pandémie de Covid-19, un nouvel espoir arrive avec des traitements antiviraux innovants. Ces médicaments permettraient de faire chuter les hospitalisations et les décès, notamment dans les régions du monde où l'accès aux vaccins est difficile. Ils pourraient même être efficaces, au-delà de la crise actuelle, contre la grippe ou d'autres infections par des virus à ARN.

Cet article est extrait du magazine Science et Avenir - La Recherche n°899, daté janvier 2022.

Game changer : c'est ainsi que les Anglo-Saxons évoquent une rupture majeure. En bon français, il convient de parler de "changer la donne". Et c'est ce que promettent plusieurs antiviraux dans la lutte contre le virus Sars-CoV-2. Ils permettent, pris cinq jours d'affilée après les premiers signes d'infection, d'éliminer le virus de l'organisme si l'on n'a pas encore été vacciné. Comme ceux qui guérissent de l'hépatite C ou bloquent le virus du Sida, ces antiviraux, dits à action directe, ciblent des enzymes du virus cruciales pour son développement dans la cellule.

Deux sont déjà en voie de commercialisation, le molnupiravir et le Paxlovid, respectivement des laboratoires américains Merck et Pfizer. Testés sur des centaines de personnes en début d'infection et à risque élevé de complications, ils réduisent le risque d'hospitalisation pour les patients traités et écartent tout risque de décès. "Point notable, précise Étienne Simon-Lorière, virologue à l'Institut Pasteur, ils peuvent bloquer tous les variants du Sars-CoV-2 car ils agissent au cœur de la machinerie virale et non sur des éléments de surface du virus. " Le molnupiravir avait une longueur d'avance.

Son histoire est en effet bien antérieure à la déclaration faite par la Chine à l'Organisation mondiale de la santé de cas de pneumonies virales atypiques à la fin de l'année 2019. Les scientifiques le connaissaient comme la forme orale d'un puissant antiviral (β -D-N4 -hydroxycytidine), découvert en 2002 par des chercheurs américains de l'Université Emory, à Atlanta, pour sa capacité à bloquer le virus de l'hépatite C in vitro. Cet antiviral est un analogue de la cytidine (C), un des quatre composants formant l'ARN, le patrimoine génétique du virus. Il est capable, en prenant la place de ce composant lors de la fabrication de l'ARN viral, de brouiller son message et de rendre sa lecture chaotique lorsqu'il est répli [...]

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