#Anti2010: pour l'Éducation nationale, "c'est très différent de ce qu'on connaît d'ordinaire"

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Image d'illustration d'enfants dans un collège - - Jeff Pachoud
Image d'illustration d'enfants dans un collège - - Jeff Pachoud

C'est toute une génération qui est visée. Invité à réagir sur BFMTV au hashtag #Anti2010 qui rencontre un succès inquiétant sur les réseaux sociaux, le Directeur général de l'enseignement scolaire Edouard Geffray explique ce qui fait la différence entre ce phénomène, et les bizutages souvent réservés aux 6ème qui rentrent au collège.

"Quand on est confronté à des phénomènes de harcèlement, ce sont des phénomènes qui touchent généralement un élève en particulier, c'est pour ça que depuis quelques années on a mis en place un système avec des référents dans les établissements et les académies pour lutter contre cela", détaille-t-il. "Là ce qui est très différent, c'est que c'est un mouvement collectif, qui vise une génération (...) parce qu'elle aurait eu le "culot" de naître en 2010 et de rentrer en 6ème."

Une formation pour les adultes et les élèves

Le Directeur général évoque un mouvement "transversal", très différent de ce que l'on rencontrait jusqu'ici. Et il ne le sous-estime pas, c'est un phénomène "très sérieux" selon lui, qui provoque des dizaines de millions de vues. Et il dit vouloir "réagir vite, et fort" face à ces "effets de meute".

Or, cette année justement, depuis la rentrée, le programme "Phare" a été lancé dans les établissements pour former les adultes sur les questions de harcèlement, mais également des élèves dits "ambassadeurs".

"On en a déjà 10.000, et l'idée c'est qu'il y en ait 10 ou 20 par établissement car on sait que dans ce domaine, la parole des élèves, les uns envers les autres, est parfois plus efficace que celle des adultes", estime Edouard Geffray.

Le troisième pilier du programme "Phare" repose selon lui sur des actions "au quotidien" pour faire donner conscience aux élèves des sanctions possibles en cas de harcèlement et "éduquer l'altérité".

Edouard Geffray assure que le programme, lancé il y a deux ans à titre expérimental, a été un succès "partout où il a été mis en œuvre". Les actions doivent désormais être lancées "dans chaque collège de France".

Article original publié sur BFMTV.com

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