Annie Cordy est morte à l'âge de 92 ans

Nawal Bonnefoy
·3 min de lecture
Annie Cordy en août 2015 - YOHAN BONNET - AFP
Annie Cordy en août 2015 - YOHAN BONNET - AFP

Annie Cordy est morte, a annoncé ce vendredi sa famille à BFMTV, confirmant une information de Nice-Matin. L'interprète de Tata Yoyo, âgée de 92 ans, s'est éteinte chez elle à Vallauris (Alpes-Maritimes), rapportent nos confrères. La chanteuse belge a été retrouvée chez elle par les pompiers, qui ont constaté un arrêt cardiaque, selon le quotidien.

"Elle a fait un malaise vers 18 heures. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer", a indiqué à l'AFP sa nièce qui vivait avec elle dans une maison sur les hauteurs de Cannes depuis des années. "Elle est partie en quelques minutes", a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre Jean Castex lui a rendu hommage sur Twitter dans la soirée de vendredi, la qualifiant de "populaire et solaire, à la ville comme à la scène. Joyeuse et généreuse, avec son public comme ses amis". "Avec elle disparaît la bande originale d’une vie faite de bonheurs simples, sincères, et communicatifs. Merci madame !", a-t-il écrit.
"Elle avait des problèmes de mémoire, je ne suis pas très surpris, mais profondément triste", a réagi son ami, le chanteur Dave, interrogé sur notre antenne ce vendredi.

Des débuts dans des orchestres

Annie Cordy, de son vrai nom Léonie Cooreman, est née à Laeken - une commune du nord de Bruxelles connue pour héberger de célèbres serres et un château de la famille royale. En 2018, la ville avait baptisé un parc à son nom, une manière "formidable" d'être "reconnue par les siens".

Connue notamment pour avoir interprété Tata Yoyo, tube sorti en 1980, la chanteuse a fait la majeure partie de sa carrière en France.

Blonde piquante, Annie Cordy a débuté dans des orchestres en chantant des standards américains, avant d'être engagée comme meneuse de revues au "Boeuf sur le Toit" à Bruxelles, puis à Paris au "Lido" en 1950, où elle devient Annie Cordy.

D'opérettes en comédies musicales (La Route fleurie avec Georges Guétary et Bourvil, Visa pour l'amour avec Luis Mariano, Hello Dolly), en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l'infatigable fantaisiste fait preuve d'un perfectionnisme quasi maniaque. Elle enchaîne répétitions, tournées, enregistrement de chansons et plateaux de cinéma, à un rythme impressionnant.

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Un parc porte son nom à Bruxelles

"Elle était capable de tout faire, de tout danser", a réagi l'animateur Michel Drucker à notre micro. "Je ne l'ai jamais vue triste ou montrant une inquiétude quelconque (...) et elle avait un professionnalisme américain. C'est l'artiste la plus complète que j'ai jamais rencontré dans ma vie". Un avis partagé par le chanteur Enrico Macias, qui lui a également rendu hommage sur BFMTV.

"Annie était mon amie de toujours", a aussi twitté la chanteuse Line Renaud. "J'ai tellement de souvenirs à ses côtés. Nous avons tant ri toutes les deux ! Ma peine est immense. Tu vas terriblement me manquer ma Nini. Ta Line".

"C'était la seule capable d'être au niveau des Américains", pour l'actrice Mimie Mathy. "Elle était capable de tout assurer. (...) J'étais admirative et je le serais toujours de son talent", a-t-elle ajouté.

Et l'amuseuse professionnelle était également une excellente actrice. Après avoir débuté avec Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté, 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans Le Passager de la pluie de René Clément, Le Chat (Pierre Granier-Deferre) ou La Rupture (Claude Chabrol). En 2015, elle sonne tout aussi juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans Les souvenirs de Jean-Paul Rouve.

Article original publié sur BFMTV.com