Anna de Luc Besson : rencontre avec Sasha Luss, sa nouvelle héroïne

CT

AlloCiné : Luc Besson a créé toute une lignée d’héroïnes "badass". En quoi Anna se différencie-t-elle des autres ?

Sasha Luss : Elle se rapproche le plus de Nikita. Mais c’est une pierre brute. Elle est aussi plus forte.
Il s’agit de votre première collaboration avec Luc Besson.

Comment décririez-vous son style et votre expérience avec lui ?

Luke Evans : D’un point de vue créatif, ces films ont plusieurs points communs. On reconnait son style parmi mille. Ce qui est bien avec Besson c’est qu’il navigue entre les genres. Il s’est déjà essayé à la science-fiction, aux films d’action et d’espionnage ainsi qu’aux films d’époque… il s’est spécialisé dans les scènes de bagarre. C’était un vrai plaisir de tourner avec lui. Il apporte une bonne humeur en plateau. Il rigole toujours. C’est quelqu’un d’efficace, qui travaille vite. Je n’ai jamais tourné sur un plateau aussi calme que celui-là. Il est entouré d’une équipe qui connaît ses méthodes de travail. Je me souviens de ce jour où nous devions tourner à Moscou, dans un tunnel. On devait prendre le train et on avait peur de perdre des gens en route. On a fini par tous se retrouver à la station suivante. C’est quelqu’un d’assez spontané et plein d’énergie.

S.L. : On reconnaît aussi sa patte dans les scripts. Il a sa propre manière d’écrire les personnages féminins. Quant au tournage, on sent qu’il aime être en plateau. Il m’a raconté qu’il a toujours voulu être réalisateur, depuis ses 15/16 ans. Et après tout ce temps, il est toujours ce petit garçon qui est heureux d’avoir réussi dans le milieu. Il transmet cette joie aux personnes autour de lui. Quand on tourne certaines scènes compliquées, il fait quelques blagues pour détendre l’atmosphère.


Sasha, il s’agit de votre premier film – même si vous avez aussi joué un petit rôle dans Valérian. Vous comptez mettre votre carrière de mannequin entre parenthèses pour vous consacrer au cinéma ?

S.L. : J’ai toujours voulu être actrice mais pour moi c’est un rêve d’enfant parmi d’autres. J’ai toujours fantasmé sur ce monde. Quand Luc m’a proposé un rôle dans Valérian, je ne connaissais encore rien de cette industrie. Dès le moment où j’y ai goûté, j’ai voulu continuer là-dedans. C’est un travail qui te permet d’être qui tu veux. Pour être honnête, c’est encore mieux que dans mes rêves.

Vous aimeriez rester dans ce même registre ?

S.L. : Non je préfère essayer différentes choses et explorer les genres.

Propos recueillis à Paris le 24 juin.