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Les plus anciennes traces de labour en Europe se trouvent dans les Alpes suisses

La découverte en Suisse des plus anciens sillons tracés pour cultiver des céréales montre à quel point les humains ont compté sur la force des animaux pour réaliser la révolution agricole dès le début du néolithique.

Si la "révolution néolithique" se caractérise essentiellement par le passage d’une économie de subsistance fondée sur la chasse et la cueillette à un mode plus sédentaire reposant sur l’agriculture, il est en général admis que l’utilisation de la force animale pour cultiver la terre n’est intervenue que vers la fin de la séquence néolithique. Mais ce modèle, contesté et infirmé par nombre de données archéologiques, est une nouvelle fois remis en question.

Une équipe suisse annonce en effet dans la revue Humanities and Social Science Communications avoir découvert les plus anciennes marques de charrue tirée par des animaux en Europe. Datant de la fin du 6e et du début du 5e millénaire avant notre ère, elles semblent indiquer que la traction animale aurait été employée dans le cadre agricole dès le début du néolithique européen.

Les plus anciennes traces de labour en Europe se trouvent dans les Alpes suisses

Pour cultiver la terre, il n’est pas forcément besoin de recourir à des animaux. Les humains peuvent se fier à leurs propres forces pour fendre le sol en s’aidant d’un outil rudimentaire. Mais la puissance animale est plus efficace, alors la question se pose de savoir à partir de quelle date cette pratique s’est imposée en Europe. Les archéologues en ont trouvé de multiples indices : "des gravures pariétales représentant des araires (charrue primitive, ndlr) et des charrettes harnachés, des pathologies osseuses liées au harnachement ou à la traction répétée, et la découverte d'objets tels que des roues, des travois (traîneau sommaire tiré par un animal, ndlr), des jougs, des araires, ou bien des caractéristiques archéologiques qui, comme les marques de charrue, présupposent l'utilisation de la traction animale", énumère l’étude.

Les trois premiers types d’indices n’étant que d’ordre secondaire, c’est le quatrième type le plus probant et donc le plus recherché pour fournir la preuve de la traction animale. Les chercheurs décrivent en outre la forme que ces marque[...]

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