Publicité

Un an de guerre en Ukraine: Marine Le Pen souhaite que la France organise une conférence de paix

La président du groupe Rassemblement national Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 20 octobre. - ALAIN JOCARD / AFP
La président du groupe Rassemblement national Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 20 octobre. - ALAIN JOCARD / AFP

Marine Le Pen réexprime sa volonté d'une fin rapide de la guerre en Ukraine. Un an, jour pour jour, après le début de l'invasion russe, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée a demandé ce vendredi que la France prenne l'"initiative d'une conférence sur la paix" pour obtenir une "sortie pacifique et rapide du conflit".
Dans une lettre aux Français diffusée via Twitter, l'ancienne candidate à la présidentielle estime qu'"œuvrer à la paix n'est pas un acte d'allégeance si ce n'est à l'intérêt du monde et à la considération des hommes".

Alors que le parti d'extrême droite a fait évoluer son discours ces derniers jours passant d'une position bienveillante à l'égard de la Russie à l'aveu d'une "naïveté collective" face aux "ambitions expansionnistes" de Vladimir Poutine, sa cheffe de file plaide toujours pour "une position indépendante" de la France dans ce conflit.

Des réticences à l'égard des sanctions contre la Russie

"Jamais ces dernières années, le monde n'a eu autant besoin de la France, de sa voix, de la bienveillante autorité de sa diplomatie, de ses capacités d'influence sur les grandes puissances", écrit Marine Le Pen.

Elle "doit prendre l'initiative d'une conférence sur la paix qui permettrait de donner aux belligérants, à leurs malheureuses populations et au monde, la perspective d'une sortie pacifique et rapide du conflit", assure-t-elle.

L'ancienne candidate à la présidentielle rappelle ses réticences sur les sanctions "précipitées et quelque peu irréfléchies" imposées à la Russie par l'Union européenne, notamment "celles sur l'énergie", qui "ont plongé nos économies dans des difficultés majeures". Elle critique également "l'absence de sang-froid de certains de nos dirigeants" et le "bellicisme irresponsable" faisant "courir à l'Europe et au monde un risque d'embrasement".

Article original publié sur BFMTV.com