Amiens: un "décrocheur" de portrait d' Emmanuel Macron relaxé par la justice

S.B.M
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Un portrait d'Emmanuel Macron porté à l'envers au cours d'une marche pour le climat à Bayonne, le 21 septembre 2019 (illustration). - GAIZKA IROZ / AFP
Un portrait d'Emmanuel Macron porté à l'envers au cours d'une marche pour le climat à Bayonne, le 21 septembre 2019 (illustration). - GAIZKA IROZ / AFP

Un étudiant lillois de 19 ans, jugé pour "vol" après avoir décroché le portrait d'Emmanuel Macron à la mairie d'Amiens début mars, a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel, le parquet annonçant immédiatement qu'il faisait appel. Le tribunal correctionnel d'Amiens a estimé, dans son délibéré rendu ce mardi, que "l'incrimination de vol serait disproportionnée par rapport au droit à la liberté d'expression".

Lors de l'audience, le 23 mars, le jeune décrocheur avait reçu le soutien du chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et de la candidate de l'union de la gauche et des écologistes pour les régionales, Karima Delli, qui s'étaient rendus sur place.

Une action à portée symbolique pour le "décrocheur"

Le 6 mars, le jeune homme avait symboliquement choisi la ville d'origine d'Emmanuel Macron, où le chef de l'Etat avait également lancé son mouvement "En marche", pour décrocher en mairie le portrait présidentiel. Outre l'incrimination de "vol", il était également poursuivi pour "refus de se soumettre à un prélèvement biologique".

Le parquet fait appel de la décision

Cette action "de désobéissance civile non violente" s'inscrivait dans la vague d'actions "Décrochons Macron" initiée par le collectif ANV-COP21, pour "alerter et dénoncer l'inaction du gouvernement face au réchauffement climatique", selon un communiqué de cette organisation.

"Au vu des décisions rendues en appel sur d'autres ressorts, je vous informe que le parquet d'Amiens fait appel ce jour de cette décision de relaxe", a annoncé, dans un communiqué, le procureur d'Amiens Alexandre de Bosschère.

En septembre, huit personnes avaient par exemple été condamnées par la cour d'appel de Bordeaux à des amendes allant de 250 à 600 euros, avec sursis pour trois d'entre eux, pour "vol" et "complicité de vol en réunion". La cour d'appel de Paris avait réduit en décembre la peine de sept militants écologistes, les condamnant à 500 euros d'amende avec sursis, contre 500 euros ferme en première instance.

Article original publié sur BFMTV.com