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En Amazonie, il y a une nouvelle espèce d’anacondas (mais ils ne sont pas moins effrayants)

ANIMAUX - Avec un poids de plus de 220 kg et une longueur de plus de 8,5 mètres, l’anaconda vert donne des cauchemars aux animaux les plus dangereux de la planète. Aussi connu sous le nom d’anaconda géant, ce reptile aquatique est le plus grand serpent du monde… et il en existe plusieurs types.

En effet, des chercheurs viennent tout juste de découvrir qu’il n’y aurait pas qu’une seule espèce d’anaconda vert, mais bien deux, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article. Ces serpents géants habitent les forêts de l’Amazonie et passent la plupart de leur vie dans les eaux troubles des marais, des marécages, des ruisseaux et des rivières.

D’après une nouvelle étude parue sur la revue Diversity le 16 février, il faut en réalité distinguer les individus situés au nord de cette région de l’Amérique du Sud de ceux du sud, génétiquement très différents. Pourtant, les deux serpents sont à première vue presque identiques.

Moins en commun qu’humains et chimpanzés

En analysant des échantillons de sang et de tissus prélevés lors du tournage d’une série documentaire sur Disney + avec National Geographic, les chercheurs ont remarqué que l’ADN des anacondas au Pérou et au Venezuela n’étaient pas identiques.

Encore plus étonnant, les différences génétiques entre les deux spécimens étaient vraiment énormes, de l’ordre de 5,5 %. Pour comprendre pourquoi ces chiffres sont si considérables, tenez en compte qu’entre humains et chimpanzés il y a un écart de seulement 2 %.

Les chercheurs ont soigneusement examiné les animaux en Équateur, au Venezuela et au Brésil pour individuer des caractéristiques physiques différentes entre les deux espèces. Pour l’instant, on ne sait pas à quel moment elles se sont différenciées, en prenant des voies évolutives distinctes. Toutefois, les deux groupes ne semblent s’être jamais reproduits entre eux, bien qu’ils coexistent dans certaines zones du globe, comme en Guyane française.

Dangereux et… malodorant

Observer de près ces serpents géants est une tâche très compliquée, mais pas pour les raisons que vous avez en tête. Souvent les zones du corps le plus intéressantes à analyser sont sur le bas du corps de l’animal. Or, c’est ici que se trouve l’appareil digestif. Quand l’expert et passionné de reptiles Bryan Fry a essayé de compter leurs écailles, les anacondas lui ont expulsé un litre et demi d’air pestilentiel au visage.

Si ces animaux sont si difficiles à étudier, ce n’est pas seulement en raison de leurs problèmes digestifs. Les anacondas géants sont des prédateurs très dangereux et extrêmement puissants. Leur technique de chasse est bien affinée : ils s’enroulent autour du cou de leur proie en l’asphyxiant, avant de l’avaler en entier. Les plus grands anacondas sont même capables de tuer et d’avaler un être humain.

Néanmoins, ne laissez pas la réputation de l’anaconda géant vous tromper. Malgré leur taille impressionnante, les anacondas verts sont considérés comme une espèce à risque d’extinction dans la catégorie « préoccupation mineure » de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Le changement climatique et la déforestation menacent fortement l’écosystème de l’Amazonie.

La découverte a des répercussions importantes sur la protection de ces animaux. En effet, le classement des espèces varie en fonction de l’aire de répartition. Comme les anacondas verts du nord habitent dans une zone beaucoup plus restreinte que prévu, ils sont ainsi encore plus vulnérables qu’estimé auparavant.

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