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Amélie Oudéa-Castéra va « se déporter » de l’enquête liée à Stanislas

La ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra se trouve au cœur d’une polémique après avoir maladroitement défendu l’inscription de ses enfants dans l’établissement privé Stanislas, à Paris.
LUDOVIC MARIN / AFP La ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra se trouve au cœur d’une polémique après avoir maladroitement défendu l’inscription de ses enfants dans l’établissement privé Stanislas, à Paris.

POLITIQUE - Ou comment tenir la polémique à distance. Ce jeudi 18 janvier, la ministre de l’Education Amélie Oudéa-Castéra a demandé au Premier ministre, à pouvoir « se déporter des actes relatifs » au « collège Stanislas », établissement privé parisien où sont scolarisés ses enfants mais accusé de « dérives » dans un rapport officiel, rapporte l’AFP, confirmant une information de BFMTV.

Le chef du gouvernement, Gabriel Attal a accepté cette demande, suivant d’ailleurs la recommandation du président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Didier Migaud, sur ce dossier. Une solution à double tranchant pour l’intéressée. Car si elle offre à la ministre l’espoir de clore dossier, elle confirme que la situation était bien problématique, et ne relevait pas de la seule « vie privée » comme elle l’affirmait.

« Dérives »

Le rapport de l’Education nationale publié ce mardi 16 janvier par Mediapart relève notamment « des dérives dans l’application du contrat d’association » de l’établissement avec l’Etat, comme par exemple l’obligation de suivre des cours de catéchisme, ce qui est contraire à la loi.

« Dérives » également dans la teneur de ces cours, selon le rapport, qui souligne que « certains catéchistes expriment des convictions personnelles qui outrepassent les positions de l’Église catholique, par exemple sur l’IVG » ou « susceptibles d’être qualifiées pénalement sur l’homosexualité ».

Pour sa défense, la nouvelle ministre de l’Education a assuré que ce rapport avait « été commandé en février 2023, et bouclé début août 2023 ». « Et aussitôt Gabriel Attal (alors ministre de l’Education) a demandé au rectorat et à l’inspection générale de suivre un plan d’action qui fait presque 15 mesures », a-t-elle déclaré sur France 2.

La direction de cet établissement huppé et le diocèse de Paris jugent eux que ce rapport ne valide pas les graves reproches relayés dans plusieurs récentes enquêtes journalistiques.

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