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Amélie Oudéa-Castéra et son salaire à la tête du tennis français épinglés par un rapport parlementaire

Cette fois, c’est le salaire XXL de la ministre de l’Éducation, des Sports, des JO et de la Jeunesse lorsqu’elle était à la tête de la Fédération française de tennis qui lui vaut des critiques.

Deuxième semaine à la tête du ministère de l’Éducation nationale pour Amélie Oudéa-Castéra. Et celle-ci commence comme la précédente : avec une polémique. Ce lundi 22 janvier, Le Monde révèle les conclusions d’un rapport parlementaire sur les fédérations sportives du pays, dans lequel Amélie Oudéa-Castéra est citée, en qualité d’ancienne directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT). Un poste qu’elle a occupé entre mars 2021 et mai 2022, et pour lequel elle a été très généreusement rémunérée.

Pointant des « défaillances systémiques » au sein du sport français, ce rapport également consulté par l’AFP se penche entre autres sur « le niveau de rémunération des dix principaux cadres de la FFT ». Ce document de 250 pages considère en l’occurrence « très élevées, voire anormales » les rémunérations de certains d’entre eux, visant notamment les 400 000 euros brut annuels et 100 000 euros de prime d’objectif d’Amélie Oudéa-Castéra sur la période.

« En février 2022, l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche avait appelé à reconsidérer le niveau de rémunération des dix principaux cadres de la Fédération française de tennis et pointé l’absence de procédures de recrutement pour ses principaux cadres », souligne la députée écologiste Sabrina Sebaihi, autrice du rapport.

Une rémunération minimisée

Plus gênant pour la ministre, celle-ci est accusée d’avoir « minimisé » ses émoluments. Auditionnée le 16 novembre par les membres de la commission d’enquête parlementaire, Amélie Oudéa-Castéra avait assuré que sa rémunération était « très proche de celle de son prédécesseur ». Or, dans son rapport, la commission d’enquête relève qu’elle a « minimisé de 86 000 euros » son salaire puisque celui de Jean-François Villotte, qui l’a précédée à ce poste, touchait 373 750 euros brut annuels assortis d’une prime de 37 375 euros.

Autre grief à l’encontre de la ministre : avoir justifié son salaire à la FFT par la richesse de cette fédération qui, a-t-elle dit lors de l’audition, ne recevait pas d’argent public. Elle a rectifié très rapidement après l’audition en expliquant que la FFT avait reçu 1,2 million en 2022 — en réalité 1,45 million selon les parlementaires. Comme le souligne Le Monde, ce rétropédalage a épargné à la ministre un signalement pour parjure.

Sitôt rendue publique, la rémunération XXL d’Amélie Oudéa-Castéra à la tête de la FFT a relancé les appels à la démission, dans le sillage de l’affaire Stanislas, du nom du lycée privé parisien dans lequel la ministre de l’Éducation scolarise ses enfants.

« Caricature d’une élite coupée du commun, la question n’est plus de savoir “si” mais de décider “quand” elle doit démissionner », a cinglé sur le réseau social X Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. « Ce n’est plus une ministre, c’est un scandale politique ambulant. Y a-t-il un jour sans nouvelle affaire Oudéa-Castéra ? », a renchéri le député insoumis Antoine Léaument. « Comme un lundi en macronie », ironise de son côté le député RN du Gard Nicolas Meizonnet.

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