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Amélie Oudéa-Castéra contre-attaque, mais reconnaît des erreurs dans ses propos

Amélie Oudéa-Castéra, ici le 24 janvier 2024 à l’Assemblée nationale, contre-attaque face aux polémiques successives.
JULIEN DE ROSA / AFP Amélie Oudéa-Castéra, ici le 24 janvier 2024 à l’Assemblée nationale, contre-attaque face aux polémiques successives.

POLITIQUE - Après plus de deux semaines de polémiques, la ministre de l’Éducation et des Sports, Amélie Oudéa-Castéra a contre-attaqué de manière musclée ce mardi 30 janvier au soir en dénonçant ceux qui voudraient la faire passer « pour le symbole d’une caste à abattre ».

Scolarisation des enfants d’Amélie Oudéa-Castéra en non-mixité : le gouvernement au secours de la ministre

Devant un parterre de présidents de fédérations sportives, d’associations, d’élus, et de tout l’écosystème olympique français, l’ancienne championne de tennis junior s’est livrée à une défense coup de poing, à l’avant-veille d’une journée de grève dans l’Éducation nationale, à l’occasion des vœux du comité olympique français (CNOSF).

Dans cette « maison du sport français », elle a d’abord reçu le soutien du président du CNOSF, David Lappartient : « il n’appartient à personne de remettre en cause les institutions de notre République, de s’ériger ici ou là en tribunal révolutionnaire pour dire qui, ou qui ne peut pas être ministre », mais aussi celui du président du comité d’organisation des JO-2024 Tony Estanguet.

Mea Culpa

Sous le feu des critiques en raison de la scolarisation de ses enfants dans l’établissement privé Stanislas, la ministre a lâché que « même au sein du Parlement on voudrait faire de moi le symbole d’une caste privilégiée à combattre, à abattre ».

Ses déclarations sur l’école publique Littré, ou a été brièvement scolarisé l’un de ses fils, et ses « paquets d’heures pas sérieusement remplacées » avaient suscité un tollé quand sa version des faits a été démentie par des témoignages publiés par Libération.

La ministre est revenue, parfois émue, sur sa bourde. « Ces deniers jours j’ai évoqué de manière maladroite, un souvenir erroné de maman vieux de 15 ans. J’ai blessé des personnes que pour rien au monde je ne voulais blesser. Mea Culpa », a-t-elle dit.

Soutenue par le milieu du sport

« Je vous le dis ce soir, cette faute, je ne suis pas sûre d’arriver à me la pardonner moi-même un jour. C’est pour moi une meurtrissure, car contrairement à beaucoup d’étiquettes que beaucoup de gens veulent me coller sur les épaules. La seule injonction qui me soit jamais donnée à moi-même, ce n’est pas de gagner (...), de conquérir, mais de me comporter comme quelqu’un de bien et ce n’est pas ce que j’ai fait. »

« Ce que j’ai découvert de l’évocation maladroite, erronée, fautive, d’un souvenir (...) Il peut jaillir un torrent qui éclabousse tout jusqu’aux choix les plus intimes (...) une mécanique qui voudrait balayer tout ce qui a été construit, salir tout ce qui peut l’être », a-t-elle poursuivi dans un long monologue de défense.

« La seule chose que j’ai héritée de ma famille c’est l’amour du travail bien fait, du goût de l’effort, la passion du mérite. Et c’est tout ça qui fait que le sport est mon milieu naturel », a-t-elle dit devant une assemblée qui l’a longuement applaudie à la fin de son discours.

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