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Alzheimer : l’ocytocine, l’hormone de l’amour, pourrait aider à traiter la maladie

Head shot frustrated middle aged mature retired woman with walking disability holding hands on wooden stick, looking in distance, feeling lonely at home or suffering from depression, ageing concept.

L’ocytocine, communément appelée l’hormone de l’amour, pourrait bien être bénéfique dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude scientifique. Explications.

L’amour guérit bien des maux et pourrait même aider à inverser les dommages dévastateurs de la maladie d'Alzheimer. C'est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude japonaise dont les conclusions ont été publiées dans la revue Neuropharmacology Reports et relayées par le Daily mail. Selon les chercheurs, en charge de cette recherche, l’ocytocine, l’hormone de l’amour, serait capable de faire des petits miracles sur cette maladie neurodégénérative. Des études précédentes, menées sur le tissu cérébral de souris mortes, avaient déjà montré qu’elle pouvait contrer certains des dégâts induits par Alzheimer.

Une découverte de taille qui relance l’espoir d’un futur traitement dans les années à venir. Seulement voilà : les chercheurs se retrouvent à présent confrontés à un obstacle qui pourrait compromettre une telle avancée : trouver un moyen à la fois sûr et efficace de délivrer cette hormone au cerveau des animaux vivants. Un problème sur lequel ils se penchent et qui est en passe d’être résolu.

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Un goutte-à-goutte nasal

Selon leurs conclusions, l'administration de l'hormone à des souris via un goutte-à-goutte nasal fonctionnerait presque aussi bien que par une injection directe dans le cerveau, une procédure beaucoup plus risquée et difficile à utiliser sur les humains dont les structures cérébrales sont beaucoup plus complexes.

Concrètement, après avoir mené des tests de labyrinthe sur des souris vivantes, les scientifiques se sont rendus compte que les rongeurs ayant reçu une injection d'ocytocine obtenaient de meilleurs résultats que les autres. Mais bien que le traitement nasal ne soit pas aussi performant que l'injection, le Dr Oka l'a salué comme un succès. "Cela suggère que l'ocytocine peut aider à réduire le déclin cognitif que nous observons dans la maladie d'Alzheimer", a-t-il déclaré tout en appelant à mener de nouvelles études à ce sujet.

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives. Si elle frappe le plus souvent des personnes âgées (près de 15% des plus de 80 ans), elle peut aussi survenir beaucoup plus tôt. On estime aujourd’hui en France à 33 000 le nombre de patients de moins de 60 ans atteints de la maladie d’Alzheimer, selon les chiffres de la fondation Recherche Alzheimer.

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