Publicité

Un Albanais sauve la vie d’une octogénaire, il reçoit… une OQTF

Pour son héroïsme, l'homme avait reçu une médaille d’or par les sauveteurs de la Vienne eet espérait pouvoir bénéficier d'un titre de séjour. (Photo d'illustration Getty Images).
Pour son héroïsme, l'homme avait reçu une médaille d’or par les sauveteurs de la Vienne eet espérait pouvoir bénéficier d'un titre de séjour. (Photo d'illustration Getty Images).

Un Albanais espérait un titre de séjour après avoir sauvé une octogénaire des flammes à Poitiers en février 2022. Il est actuellement visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Son acte de bravoure avait été récompensé. En février 2022, un Albanais prénommé Roland Aliu avait fait parler de lui après avoir sauvé des flammes une octogénaire à Poitiers. Pour son héroïsme, il avait reçu une médaille d’or par les sauveteurs de la Vienne et avait l’espoir de bénéficier d’un titre de séjour en bonne et due forme après plusieurs refus. À l’époque, le ministre de l'Intérieur Gérard Darmanin avait laissé entrevoir de nouvelles perspectives d’avenir pour le jeune homme en affirmant qu’il regarderait le dossier "bien volontiers et avec intérêts". "Je le fais souvent car il faut de l’humanité", avait-il ainsi confié.

Mais depuis, plus aucune nouvelle, raconte Mediapart. Finalement, après des mois d’attente, le couperet est tombé. Lui et sa famille doivent quitter le territoire français dans un délai d’un mois. "Mon père, ma mère et mon petit frère sont aussi visés. Je ne comprends pas. J’avais écrit au président de la République et au ministère de l’Intérieur. Les deux ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire directement, que c’était traité par le préfet de la Vienne", a-t-il déclaré, rapporte par la Nouvelle République.

Son "intégration professionnelle" pas démontrée

Selon la préfecture, les vérifications effectuées auprès des services de secours et de police mobilisés le soir de l’incendie "n’ont pas permis de corroborer l’acte de bravoure tel qu’il a été décrit". En parallèle, son "intégration professionnelle" n’aurait pas été démontrée.

Face à cette situation, un rassemblement de soutien est organisé devant la préfecture de la Vienne le 7 janvier prochain.