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Alaska Airlines : pourquoi le Boeing 737 MAX 9 a été parmi les avions plus suivis au monde sur un site de tracking

Alaska Airlines : pourquoi le Boeing 737 MAX 9 a été parmi les avions plus suivis au monde sur un site de tracking (Photo d’un Boeing 737 MAX 9 de la compagnie Alaska Airlines)
PATRICK T. FALLON / AFP Alaska Airlines : pourquoi le Boeing 737 MAX 9 a été parmi les avions plus suivis au monde sur un site de tracking (Photo d’un Boeing 737 MAX 9 de la compagnie Alaska Airlines)

AVIATION - La compagnie aérienne américaine Alaska Airlines a remis vendredi 26 janvier en service l’un de ses Boeing 737 MAX 9, l’un des appareils les plus suivis au monde sur le site de suivi des vols ces derniers mois. Il était même davantage scruté que l’un des avions de la famille royale saoudienne.

Boeing fait une « pause » dans sa production de 737 Max après l’accident d’Alaska Airlines

Et pour cause : personne ne voulait se retrouver dans l’un d’entre eux. Les Boeing 737 Max 9 ont été suspendus de vol par le régulateur américain après un incident sur l’un de ses avions le 5 janvier. Ce jour-là, une porte-bouchon de la carlingue d’un de ses appareils reliant Portland (Oregon) à Ontario (Californie) s’était décrochée en vol.

Les compagnies aériennes ont la possibilité de condamner une porte quand le nombre d’issues de secours existantes est suffisant au regard du nombre de sièges dans l’appareil. Cette modification a été effectuée sur 171 des 218 Boeing 737 MAX 9 livrés à ce jour. Dans la foulée de l’incident, l’agence américaine de régulation de l’aviation (FAA) avait suspendu de vol jusqu’à nouvel ordre les appareils ainsi configurés.

La directrice des opérations de la compagnie à bord de l’avion

Vendredi, l’appareil reliant Seattle à San Diego a décollé avec environ une heure de retard, atterrissant à sa destination, dans le sud de la Californie, peu après 3h (heure de Paris). Selon CNN, Constance von Muehlen, directrice des opérations d’Alaska Airlines, était dans le vol et s’est assise sur le siège à côté de la porte-bouchon, déclarant qu’elle avait pleinement confiance dans l’avion.

La compagnie avait annoncé sur internet dans la matinée que son vol 1146 lancerait la remise en service progressive de sa flotte de 65 avions 737 MAX 9. Il devait partir à 14H40 locales de Seattle (22H40 GMT, État de Washington) pour se poser à San Diego (Californie) à 17H05 (01H05 GMT), parcourant ainsi la côte Ouest des États-Unis du nord au sud. Selon les sites de l’aéroport de Seattle et de Flightradar24, l’avion s’est finalement envolé à 15H51 locales et s’est posé juste après 18H00.

Ben Minicucci, patron d’Alaska Airlines, avait précisé jeudi, lors d’une audioconférence avec des analystes consacrée aux résultats de 2023, qu’il anticipait une reprise de ces vols à partir de vendredi. Le retour en exploitation de la flotte doit s’étaler jusqu’à début février.

Le régulateur a annoncé mercredi soir avoir établi un « vaste » programme de maintenance et d’inspections pour permettre à ces avions de reprendre les airs. Ce n’est qu’une fois achevé le plan établi, « que l’avion sera en mesure de reprendre du service », a affirmé la FAA, sans donner de date.

Un responsable de Boeing présente ses excuses

Alaska Airlines a précisé vendredi matin que l’inspection de sa flotte -- jusqu’à une douzaine d’heures par appareil-- devrait être achevée « d’ici la fin de la semaine prochaine ». « Cela nous permettra d’opérer notre programme de vols en totalité », a relevé la compagnie, qui estime que 3.000 vols auront été annulés en janvier du fait de la suspension, pour des conséquences financières estimées à 150 millions de dollars.

La compagnie américaine United Airlines, qui possède la flotte la plus importante de ces modèles reconfigurés (79), a indiqué jeudi que le premier vol d’un de ses appareils était programmé pour dimanche, tout en n’écartant pas une remise en service plus tôt.

L’agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de déterminer les circonstances de l’incident du 5 janvier, a indiqué vendredi à l’AFP que l’un de ses enquêteurs devait retourner ce même jour à l’usine de Boeing à Renton (État de Washington).

L’équipe d’enquêteurs va « établir une chronologie depuis les premières étapes de la production de la porte-bouchon jusqu’à l’accident en vol », a précisé l’agence, ajoutant qu’ils vont également éplucher la documentation rattachée à l’avion (production et maintenance). Elle devrait faire un bilan de son enquête la semaine prochaine.

« Nous sommes vraiment désolés des perturbations importantes et de la frustration pour nos clients », a par ailleurs déclaré ce samedi le patron de la branche avions commerciaux Stan Deal dans un message à ses salariés transmis par Boeing à la presse. Désormais, « notre objectif de long terme porte sur l’amélioration de la qualité afin de retrouver la confiance de nos clients, de notre régulateur et des personnes qui prennent l’avion », a ajouté Stan Deal. « Franchement, nous les avons déçus, nous les avons laissé tomber », a-t-il même déclaré avant de s’excuser.

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