Alad’2 …. Ah la catastrophe !

Marilyne Letertre
Journaliste ciné
Copyright : Emmanuel Guimier

De quoi ça parle ? D’Aladin, en pleine crise de couple avec la princesse Jasmine qui lui reproche d’être un grand gamin. Le terrible Shah Zaman en profitera pour essayer de briser l’union et de devenir sultan.

La nouveauté : Jamel Debbouze dans la peau du grand méchant énervé de cette nouvelle aventure ! L’acteur est employé précisément pour ce qui a fait sa gloire : un personnage de pile électrique qui a son propre langage et qui transforme mots et expressions. Du recyclage donc qui fera peut-être rire les très jeunes. Les autres n’y verront qu’une redite.  

La mauvaise habitude : Kev Adams n’est pas meilleur acteur que dans le premier film et se contente de quelques sourires en coin et cabrioles pour épater la galerie. Un peu light pour un public adulte, généralement fort peu réceptif à son univers. 

Les effets spéciaux : Toujours bien cheap en comparaison de ceux que peuvent faire nos amis américains. Et insuffisants pour compenser le vide scénaristique de cette comédie fainéante qui n’est qu’un pur produit marketing pour les enfants. Avec placements de produits adaptés à la clef. 

La musique : Parfaitement calibrée pour vendre de la B.O. ! Après Black M pour le premier film, c’est Tal qui pousse la chansonnette avec Kev Adams. Coeur de cible de ce divertissement, les pré-ados et les enfants devraient apprécier, au moins autant que les apparitions éclair de Bigflo et Oli et Anaïs Delva, l’interprète de « Libérez, Délivrez ». Hélas, des guest-stars ne suffisent pas à faire un bon film. 

La scène que l’on retient : Celle où Jamel croit faire un burn out après les multiples apparitions et disparitions d’Aladin dans ses appartements. Franchement amusante … en comparaison du reste.

A ne pas voir si vous avez plus de 12 ans ! Contrairement à ce qu’avait réussi Alain Chabat avec Astérix et Obélix, Mission Cléopatre, il n’y a qu’un niveau de lecture ici : au ras des pâquerettes ! 

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