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Airbnb interdit la surveillance vidéo dans ses locations

Airbnb interdit, à partir du 30 avril, les caméras de surveillance à l’intérieur de ses locations partout dans le monde. La plateforme américaine entend ainsi simplifier ses règles et “protéger la vie privée de la communauté d’hôtes et de voyageurs”, explique-t-elle sur son blog lundi 11 mars.

Le géant de la location, qui “autorisait auparavant les caméras de surveillance dans les pièces communes comme les couloirs ou le salon”, répond ainsi aux “nombreux clients qui se sont plaints sur les réseaux sociaux d’avoir trouvé des caméras de surveillance cachées”, remarque Le Soir.

Salles de bains, toilettes, chambres…

Airbnb faisait “l’objet de multiples controverses” à propos de ces caméras découvertes par des clients “dans des endroits où l’on peut raisonnablement s’attendre au respect de la vie privée, comme les salles de bains”, confirme Time. Quand bien même les hôtes “peuvent avoir de bonnes raisons de vouloir installer de la vidéosurveillance”, les caméras contribuant à “détecter des vols, des actes de vandalisme ou même tout simplement le non-respect des règles du contrat de location”, souligne le magazine américain.

Les atteintes à la vie privée de ses clients étaient devenues si fréquentes que des médias comme The Washington Post publiaient des “guides pour détecter des caméras cachées dans votre Airbnb”. L’émission satirique Saturday Night Live a même “diffusé la semaine dernière un sketch parodique sur Airbnb où il était question de caméras aux toilettes et dans la chambre à coucher”. Des clients ont porté plainte. En 2019 déjà, Airbnb s’était excusé auprès d’une famille néo-zélandaise qui avait découvert une caméra “qui filmait en direct leur séjour à Cork, en Irlande”.

Retour à la tranquillité

Cette mise à jour a le mérite de “dissiper l’ambiguïté et la confusion concernant la surveillance intérieure, tant pour les locataires que pour les hôtes”, résume Mashable. La plateforme “renforce aussi ses règles sur les caméras de sécurité extérieures et les sonomètres”, qui restent autorisés à condition d’en indiquer “clairement” l’emplacement dans les annonces.

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