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Agriculture : Attal accuse Bardella et Le Pen d’être « les passagers clandestins » de la crise

Agriculture : Attal accuse Bardella et Le Pen d’être « les passagers clandestins » de la crise
Agriculture : Attal accuse Bardella et Le Pen d’être « les passagers clandestins » de la crise

POLITIQUE - Le salon de l’agriculture, et des noms d’oiseaux. Gabriel Attal a accusé ce mardi 27 février les responsables du Rassemblement national d’être les « passagers clandestins » de la crise agricole, pointant leur « incohérence absolue » sur le sujet.

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Pour le chef du gouvernement, qui s’exprimait ce mardi matin sur RTL à l’occasion d’une nouvelle visite au salon de l’agriculture, Marine Le Pen et Jordan Bardella « viennent butiner sur cette crise, expliquer qu’ils auraient toutes les solutions », mais « en 40 ans » de Parlement européen, le RN n’a « absolument rien fait, rien proposé. »

La preuve, selon lui, de « l’incohérence absolue du Rassemblement national qui vote pour la PAC une fois, contre la PAC la fois suivante » ou qui refuse de voter des projets tels que « l’assurance récolte ou la loi Egalim », pourtant défendus par les paysans.

« Passagers clandestins » contre « dérive paranoïaque »

Le duel à distance se poursuit donc entre le camp présidentiel et les représentants du parti d’extrême droite, sur fond de campagne européenne. Lundi, Jordan Bardella a multiplié les piques à l’adresse d’Emmanuel Macron et de son gouvernement lors de sa deuxième déambulation au salon.

Il a notamment accusé le chef de l’État de « schizophrénie inquiétante », de « complotisme » ou de « dérive paranoïaque ». « Je ne suis jamais favorable à l’utilisation de pathologie comme une insulte », lui a répondu Gabriel Attal ce mardi, après avoir dénoncé le « cirque médiatique et politique » dans les travées du salon, quelques heures après son ouverture.

Avant ces escarmouches, c’est le président de la République lui-même qui est monté au créneau, dès samedi, porte de Versailles. Alors qu’il échangeait avec des exploitants, malgré une vive tension au salon, le chef de l’État a insisté sur « le clivage européen » qui s’esquisse à travers la crise agricole entre son camp et l’extrême droite.

« Le Rassemblement national, c’est le parti du Frexit, de la sortie de l’euro, maintenant, c’est des transformistes du Frexit, je vais vous dire s’il n’y a pas d’Europe, il n’y a pas d’agriculture », a-t-il martelé, en fustigeant du côté de l’extrême droite un « projet de décroissance et de bêtise » qui consisterait à « sortir de l’Europe. » Quand le salon devient saloon.

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