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Agriculteurs : ce que prévoit Darmanin pour faire face au « siège » de Paris annoncé par les syndicats

Le ministre de l’Intérieur renouvelle sa demande de « modération » de la part des forces de l’ordre à l’encontre des agriculteurs.

Gérald Darmanin, ici à Paris, le 22 janvier 2024.
DIMITAR DILKOFF / AFP Gérald Darmanin, ici à Paris, le 22 janvier 2024.

AGRICULTEURS - Le gouvernement s’organise en vue du blocage de Paris annoncé samedi soir par des syndicats agricoles. Gérald Darmanin a demandé ce dimanche 28 janvier aux responsables des forces de l’ordre de mettre en place « un dispositif défensif important afin d’empêcher tout blocage » par les agriculteurs du marché de Rungis, des aéroports franciliens et « d’interdire toute entrée dans Paris », a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Blocages des agriculteurs : sur les routes, la décrue des actions avant le « siège » annoncé de Paris

Les syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs du Grand Bassin parisien ont notamment annoncé un « siège de la capitale pour une durée indéterminée » à partir de ce lundi à 14 heures.

Pour empêcher ces actions, le ministre de l’Intérieur a notamment réuni place Beauvau les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, Frédéric Veaux et Christian Rodriguez, ainsi que le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a-t-on précisé dans l’entourage de Gérald Darmanin. Selon RTL, Gérald Darmanin et le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau se rendront aussi ce dimanche soir à la cellule interministérielle de crise place Beauvau.

Le ministre a renouvelé sa demande de « modération » de la part des forces de l’ordre à l’encontre des agriculteurs. « La posture reste la même : les forces de l’ordre doivent agir avec grande modération », a-t-on expliqué place Beauvau.

Des points de blocage sur les autoroutes A4, A5 et A6

Les forces de l’ordre, a-t-on ajouté, « n’interviennent qu’en dernier recours et dans le seul cas où l’intégrité des personnes serait menacée ou les bâtiments/biens publics ou privés exposés à de graves dégradations (par exemple des actions visant des camions étrangers). »

Par ailleurs, selon des informations du Parisien, deux compagnies de CRS seront mobilisées ce lundi en renfort des équipes déjà déployées en Île-de-France.

Pour l’instant, « sept points de blocage vont avoir lieu autour de Paris, au niveau des routes qui mènent à la capitale », a indiqué ce dimanche sur BFMTV Clément Torpier, président des Jeunes agriculteurs d’Île-de-France. Selon lui, « il va y avoir une organisation militaire, il est hors de question qu’un nouvel accident arrive » après celui qui a coûté la vie à une agricultrice et sa fille en Ariège.

Cyrille Milard, président de la FNSEA de Seine-et-Marne, prévoit lui un total de 500 tracteurs et au moins 1 000 agriculteurs sur trois points de blocage, sur les autoroutes A4, A5 et A6, rapporte Le Parisien. L’objectif du syndicat est de tenir au moins jusqu’à jeudi, date d’un Conseil européen extraordinaire auquel doit participer Emmanuel Macron.

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