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Agriculteurs en colère: LFI défend un moratoire sur les accords de libre-échange pas encore entrés en vigueurs

Les députés LFI ont plaidé ce mardi 30 janvier pour un moratoire sur "les accords de libre-échange non encore entrés en vigueur" et l'instauration de prix planchers européens pour les matières premières agricoles, annonçant le dépôt à l'Assemblée d'un texte en ce sens.

Déplorant les réponses "vides" apportées jusqu'ici aux agriculteurs par le gouvernement, l'élue insoumise Aurélie Trouvé a indiqué devant la presse que son groupe déposerait "cette semaine" une "proposition de résolution européenne".

Des accords "qui vont encore fragiliser les agricultures locales"

Ce texte "invite le gouvernement à soutenir un moratoire sur tous les accords de libre-échange qui ne sont pas encore entrés en vigueur", citant des accords "actuellement" en négociation entre autres avec l'Inde, l'Indonésie, l'Australie, le Mercosur et la Thaïlande.

Ces accords "prévoient de nouveaux quotas d'importation qui vont encore fragiliser les agricultures locales", estime LFI.

Le gouvernement français doit "retirer son mandat pour les négociations avec le Mercosur" car "les négociations ont toujours lieu, contrairement à ce qui est dit", a insisté Aurélie Trouvé, alors que le Premier ministre Gabriel Attal a indiqué vendredi que "la France s'oppose de manière très claire" à "la signature" de cet accord.

Plan de relance alimentaire

Dans leur proposition de résolution, qui n'aurait pas de valeur contraignante si elle était adoptée, les Insoumis demandent aussi "l'application aux frontières européennes et aux frontières françaises, si besoin, de la clause de sauvegarde sanitaire, environnementale et sociale, qui existe déjà dans les règles du commerce international".

Pour faire face aux difficultés du monde agricole, LFI a également plaidé mardi pour un soutien aux filières en difficulté citant notamment les "fruits et légumes" et la viticulture, et demandé une prise en charge de la dette des agriculteurs "qui veulent se convertir en bio".

Il faut un "plan de relance alimentaire qui vise les produits avant tout bio, de qualité et locaux à travers la restauration collective et une aide alimentaire pour tous les ménages des classes populaires", a plaidé Mme Trouvé.

Article original publié sur BFMTV.com