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Agriculteurs en colère : l’avertissement du renseignement sur des « risques de dérapage »

Agriculteurs en colère : l’avertissement du renseignement sur des « risques de dérapage » (Photo d’illustration)
FRANCK FIFE / AFP Agriculteurs en colère : l’avertissement du renseignement sur des « risques de dérapage » (Photo d’illustration)

AGRICULTEURS - Les services de renseignement alertent le gouvernement sur les risques de débordement de la colère des agriculteurs si « l’attente » de réponses de l’exécutif était « trop longue ».

Agriculteurs en colère : où sont les blocages ce jeudi 25 janvier au matin ?

Dans cette note, datée de mercredi et consultée par l’AFP, les services de renseignement considèrent que « plus les jours passent, plus les risques de dérapage s’accentuent ». Ils relèvent ainsi que les « syndicats risquent d’être débordés si l’attente est trop longue ».

Les services estiment que « des mesures immédiates pourraient calmer les esprits les moins échauffés, en particulier l’abandon de la hausse du gazole non routier ». Ils citent aussi une « indemnisation totale des frais liés à la maladie hémorragique épizootique », « une simplification pour toucher les indemnisations liées aux phénomènes climatiques » et « une sanctuarisation des prix avec un Egalim (États généraux de l’alimentation, ndlr) coercitif ».

Des annonces du gouvernement annoncées pour vendredi

Ils notent que « dans de nombreuses actions, la part des non syndiqués est importante », en ajoutant que ces derniers « ne sont pas tenus de répondre favorablement aux consignes » syndicales.

« L’attente constitue clairement un facteur de désordre qui pourrait conduire à des actions tous azimuts », poursuivent les renseignements pour qui « les risques de trouble à l’ordre public sont réels ».

Ce jeudi en fin de matinée, le ministère de l’Agriculture a annoncé que le Premier ministre fera des annonces vendredi. Marc Fesneau « a participé ce matin à une réunion de travail à Matignon avec le Premier ministre, (le ministre de l’Économie) Bruno Le Maire et (le ministre de la Transition écologique) Christophe Béchu afin d’échanger et de consolider des réponses sur les enjeux agricoles notamment sur la question du GNR (gazole non routier), de l’élevage et de la rémunération », a précisé le ministère dans un message envoyé à la presse.

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