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Agression de Samara à Montpellier : comment va travailler la « mission flash » de Nicole Belloubet

Nicole Belloubet, ici quittant l’Élysée à Paris, le 20 mars 2024.
ALAIN JOCARD / AFP Nicole Belloubet, ici quittant l’Élysée à Paris, le 20 mars 2024.

JUSTICE - Elle prévient que son « bras ne tremblera pas » si des fautes ont été commises. Deux jours après l’agression d’une adolescente de 14 ans devant son collège à Montpellier, la ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet a annoncé ce jeudi 4 avril une enquête administrative dans l’établissement.

« Évidemment, je veux tout savoir, tout savoir sur ce qu’il s’est passé durant les mois précédents ou les semaines précédentes dans l’établissement où Samara était accueillie », a insisté sur BFMTV la ministre, annonçant que dès vendredi 5 avril, des inspecteurs généraux de son ministère se rendraient sur place « pour une mission flash » de huit jours.

Une « mission flash » est une mission d’information plus courte que les traditionnelles. Elle permet de se saisir d’une question d’actualité et de rendre des conclusions plus rapidement, indique Le Parisien. Elle a aussi l’avantage d’être plus souple dans sa mise en place, comme en témoigne son lancement dès ce vendredi au sein du collège montpelliérain. Après une série d’auditions, elle donne lieu à un rapport écrit.

En temps normal, les missions traditionnelles d’information, qui peuvent être lancées par une ou plusieurs commissions à l’Assemblée nationale, ont pour habitude de durer environ six mois, ou plus.

L’enquête administrative lancée à Montpellier « aura pour objet à la fois d’établir la réalité des faits » et « les responsabilités », a prévenu Nicole Belloubet, assurant qu’au terme de celle-ci elle « en tirerai(t) toutes les conséquences ». « Nous devons la vérité à Samara, à la famille et bien sûr à notre institution », a encore estimé la ministre, promettant qu’elle ne « faillirai(t) pas ».

« Je saurai prendre mes responsabilités »

« Je puis vous assurer que mon bras ne tremblera pas, je saurai prendre mes responsabilités », a poursuivi Nicole Belloubet, ajoutant toutefois qu’elle ne voulait « rien à ce stade préjuger » des conclusions de cette enquête. « Nous menons une politique de lutte contre le harcèlement qui est très ferme, nous ne tolérons pas le harcèlement, et j’ai eu l’occasion de dire que le “pas de vagues” dans les établissements scolaires, c’était fini », a-t-elle également rappelé.

L’agression de l’adolescente s’était produite mardi aux alentours de 16h devant le collège Arthur-Rimbaud, dans le quartier populaire de La Mosson-La Paillade. La jeune fille, « gravement blessée » selon le parquet de Montpellier, qui avait annoncé mercredi soir sa sortie du coma, devait être entendue ce jeudi.

Trois mineurs âgés de 14 ans et 15 ans - dont au moins une était scolarisée dans le même établissement et a reconnu « avoir porté des coups », d’après la même source - avaient été placés en garde à vue mercredi, pour tentative de meurtre sur mineure de moins de quinze ans.

Interrogée par BFMTV, la mère de la victime a accusé la collégienne interpellée d’avoir été la « commanditaire » du passage à tabac de sa fille. Elle aurait « pris en grippe Samara », sans doute en raison de sa façon de se vêtir, a expliqué la mère, évoquant l’hypothèse d’un conflit autour de la pratique de la religion. Elle affirme en outre que cette collégienne avait été exclue de l’établissement deux jours en juin 2023, notamment après avoir publié une photo de sa fille sur les réseaux sociaux appelant à la violer.

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