Afrique du Sud : un alcool frelaté pourrait être à l’origine de la mort de 21 jeunes lors d’une soirée

Photo Siphiwe Sibeko/REUTERS

Près d’un mois après la mystérieuse tragédie qui a coûté la vie à 21 jeunes dans un bar d’un township de la ville d’East London, en Afrique du Sud, fin juin, les autorités sud-africaines ont enfin une piste qui pourrait expliquer le décès des victimes retrouvées mortes, sans blessures apparentes. Les résultats préliminaires des analyses toxicologiques indiquent la présence de méthanol dans le sang des adolescents âgés de 13 à 17 ans, une substance couramment utilisée dans la fabrication d’alcool de contrefaçon.

“On le trouve souvent dans les alcools ou les ‘cocktails’ fabriqués illégalement par des gens qui confondent le méthanol et l’éthanol et pensent que méthanol peut-être mélangé et bu, comme s’il s’agissait de whisky, de vodka ou autre”, a expliqué l’expert légiste Paul O’Sullivan au cours d’une conférence de presse, cité par News 24.

Le méthanol est un alcool toxique que l’on retrouve par exemple dans les liquides utilisés pour laver les vitres et dans divers produits ménagers. Ingéré en grande quantité, il peut provoquer des lésions aux reins et au foie notamment.

Vomissements, troubles de la vue et douleurs à la poitrine

Les survivants du drame ont été traités pour des maux de tête, des vomissements, des douleurs au dos ou à la poitrine ainsi que des troubles visuels qui peuvent correspondre aux symptômes d’un empoisonnement au méthanol. Mais les autorités attendent de connaître les quantités ingérées avant de confirmer une possible intoxication. Elles cherchent également à reconstituer la soirée des victimes afin de déterminer si l’alcool de contrefaçon a été consommé dans la taverne où s’est déroulé le drame ou dans un autre lieu, plus tôt dans la soirée.

Le 26 juin dernier, plus d’une centaine de jeunes s’étaient retrouvés dans un bar de la ville d’East London, dans le sud-est du pays, pour fêter la fin des examens et célébrer l’anniversaire d’un DJ. Au petit matin, la police avait retrouvé les corps inanimés d’une vingtaine de jeunes.

Dix-sept victimes étaient déjà mortes et quatre autres décéderont à l’hôpital. Le propriétaire des lieux ainsi que deux employés, accusés d’avoir servi de l’alcool à des mineurs, ont été arrêtés. Le drame a bouleversé l’Afrique du Sud, qui s’interroge sur la régulation des lieux de consommation d’alcool, en particulier dans les townships, qui regorgent de “tavernes” clandestines.

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