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Afrique : pourquoi les banques françaises accélèrent leur départ

Des gens font la queue pour retirer de l'argent dans un distributeur automatique de billets devant une banque à Yola au Nigeria, le jeudi 23 février 2023.  - Credit:Sunday Alamba/AP/SIPA
Des gens font la queue pour retirer de l'argent dans un distributeur automatique de billets devant une banque à Yola au Nigeria, le jeudi 23 février 2023. - Credit:Sunday Alamba/AP/SIPA

La rumeur monte ces dernières semaines. La Société générale serait sur le point de quitter le Maroc. Rien n'est encore officiel, personne ne dément ni ne confirme. Et les détails pleuvent. L'accord porterait sur la cession de sa participation de 57 % au capital de sa filiale locale SG Maroc, pour un montant de 732,5 millions d'euros (8 milliards de dirhams). L'acheteur approché serait la holding marocaine Saham, dirigée par l'homme d'affaires Moulay Hafid Elalamy. La Société générale aurait mandaté la banque d'affaires Lazard pour mener à bien l'opération, qui serait soumise bien sûr à l'approbation des autorités marocaines.

Cette rumeur n'est pas infondée dans le sens où elle s'appuie sur une réalité et un contexte général. Depuis près d'une quinzaine d'années, les banques françaises se désengagent peu à peu du continent et le mouvement s'accélère. Présente depuis plus de 100 ans en Afrique, la Société générale est la dernière à entamer ce repli.

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Repli stratégique

Depuis juin 2023, le groupe français a annoncé sa volonté de céder six de ses dix-sept filiales sur le continent (Burkina Faso, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Mauritanie, Mozambique et Tchad). Elle a même précisé qu'elle étudiait son départ de Tunisie. En revanche, jusqu'à maintenant, rien n'était prévu pour le Maroc.

Cette stratégie se dessine depuis l'arrivée au printemps 2023 du nouveau patron Slawomir Krupa [...] Lire la suite