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Affaires Fourniret: à son procès, Monique Olivier reconnaît "tous les faits"

Monique Olivier est jugée depuis mardi 28 novembre pour son implication dans les meurtres de Marie-Angèle Domèce, Joanna Parrish et Estelle Mouzin.

Après les regrets de la veille, la culpabilité. Au deuxième jour de son procès pour complicité dans les disparitions de Marie-Angèle Domèce, Joanna Parrish et Estelle Mouzin, Monique Olivier reconnaît "tous les faits" qui lui sont reprochés dans ces trois dossiers.

À la reprise de l'audience ce mercredi après-midi, le président de la cour d'assises des Hauts-de-Seine interroge Monique Olivier sur les faits qui lui sont reprochés, à savoir son implication dans l'enlèvement et le meurtre de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish et pour la séquestration et le meurtre d'Estelle Mouzin, tels qu'ils ont été présentés la veille.

Des "regrets"

"A la suite de mon rapport hier, vous avez eu très peu d'observations. Je voudrais vous poser une question. Quelle est votre position sur les trois faits qui vous sont reprochés?", questionne Didier Safar.

"Je reconnais tous les faits, les trois faits qui me sont reprochés", énonce l'accusée debout dans le box.

Monique Olivier a déjà fait des aveux circonstanciés dans ces trois dossiers. Ce sont ses déclarations, au terme de longues auditions. Dès 2003, elle évoquait l'implication de Michel Fourniret dans la disparition de Marie-Angèle Domece en 1988 et celle de Joanna Parrish en 1990. Sa femme l'ayant aidée, en toute conscience, à enlever les jeunes filles. La piste avait été abandonnée jusqu'en 2019. Un an plus tard, Michel Fourniret avouait le meurtre d'Estelle Mouzin après que Monique Olivier reconnaît l'avoir couvert pendant des années.

Mardi, le procès de Monique Olivier s'est ouvert au tribunal de Nanterre devant une salle comble. L'accusée, qui a accepté d'être photographiée, a exprimé des regrets lors de sa première prise de parole. "Je regrette tout ce qui s'est passé", a déclaré la femme de 75 ans qui comparaît seule, Michel Fourniret étant mort le 10 mai 2021.

Longuement interrogée sur son parcours personnel, Monique Olivier a à plusieurs reprises chargé Michel Fourniret, estimant qu'il l'avait "utilisée". "J'avais peur de lui", at-elle déclaré. Une version qui n'a pas convaincu les parties civiles. "Elle a poli son discours pour donner à la fois le sentiment que finalement elle n'est pas la méchante femme, elle est la victime des circonstances. Monique Olivier n'est pas victime, elle est actrice de ces crimes", a réagi lundi Me Didier Seban.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Procès : les regrets de Monique Olivier