Affaire Le Tan : Jean-Marc Reiser estime ne pas mériter le pardon

Jean-Marc Reiser lors de son procès dans l'affaire Sophie Le Tan.
Jean-Marc Reiser lors de son procès dans l'affaire Sophie Le Tan.

Jean-Marc Reiser a pris la parole lors de son procès aux assises du Bas-Rhin. Jugé pour l'assassinat de Sophie Le Tan, l'accusé a estimé, vendredi 1er juillet, qu'il ne « mérit(ait) pas le pardon » des proches de la jeune étudiante. L'agresseur présumé, qui « regrette ce qui s'est passé », a reconnu avoir tué et démembré en septembre 2018 la jeune fille alors âgée de 20 ans, avant d'ajouter qu'il ne voulait pas la tuer.

« Je comprends la douleur des parents. Je ne peux espérer qu'un jour peut-être, ils puissent me pardonner, même si je ne mérite pas le pardon », a déclaré l'accusé de 61 ans, qui comparaît depuis lundi et qui s'exprime pour la première fois de la semaine sur le fond du dossier. Sur leur banc, les parties civiles se sont rapprochées. La mère, le frère et la sœur de Sophie Le Tan n'étaient pas présents.

« J'aimerais pouvoir revenir en arrière »

Mercredi, le père de Sophie avait reproché à l'accusé de ne pas avoir présenté ses excuses : « La famille n'a pas encore reçu le pardon de l'assassin de leur fille », avait lancé à la barre Tri Le Tan. « Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'aimerais pouvoir revenir en arrière, remonter le temps, mais je ne le peux pas », a encore lancé Jean-Marc Reiser, qui avait éclaté en sanglots quelques minutes auparavant, avant de se reprendre rapidement.

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