Procès Sophie Le Tan : la famille refuse la demande de pardon de Jean-Marc Reiser

BENOIT PEYRUCQ/AFP

Le procès de Jean-Marc Reiser, assassin présumé de Sophie Le Tan, s'est ouvert lundi après-midi devant les assises du Bas-Rhin. Un homme déjà condamné pour viols en 2003 puis acquitté faute de preuve dans une autre affaire de disparition en 2001.

La question qu’il posa était assez risquée, si ce n’est osée. Me Pierre Giuriato nous dira l’avoir improvisée sur le moment. Vendredi 1er juillet, à la toute fin des trois heures d’interrogatoire de son client Jean-Marc Reiser, l’avocat lui demanda : « Mr Reiser, seriez-vous disposé à demander le pardon de la famille de Sophie Le Tan ? ». C’était viser très haut car pendant trois heures quinze, Jean-Marc Reiser passa quasiment tout son temps à éluder les questions les plus gênantes : les coups ayant entrainé la mort, le démembrement du corps dans la salle de bain, sa disposition dans les deux valises. Parfois même, il les évacua d’un ton las et agacé par de désinvoltes : « La petite valise était trop petite, voilà, quoi. Je n’ai pas pensé à aller en acheter une plus grande, voilà ». Ailleurs, au sujet d’une lame qu’il aurait utilisé en plus de la scie :« Je n’ai pas utilisé de lames, que la scie. Je suis désolé, vous devrez vous contenter de ça ». (À l’avocat général). Les faits, qui valent sa présence dans le box, il les considéra successivement d’« incident », « grosse bêtise », « connerie ». Sa rencontre avec la jeune fille, de « malheureux hasard, déplorable, regrettable ».

À Sophie Le Tan il a « mis une baffe » (il ne dit pas gifle) avant « des coups de poing ». Et après avoir constaté son décès, « je n’ai plus senti son pouls, j’étais prostré, elle avait les yeux fixes, voilà, quoi », il hésita à appeler la police mais « vu mon casier judiciaire…j’ai eu honte pour ma famille, ma mère, ma fille ». Il a « sans doute » pris « la mauvaise décision de faire disparaitre le corps et de nier ». Alors, du banc des parties civiles, pour tant de mots retenus, pour trop d’envolées, à propos, par exemple, des experts psy,(...)


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