Affaire Mia: un Français de 55 ans soupçonné d'avoir organisé et financé l'enlèvement depuis l'Asie

Alexandra Gonzalez avec Jeanne Bulant
·2 min de lecture

Un Français de 55 ans, exilé en Malaisie, est soupçonné d'avoir planifié et financé l'enlèvement de la petite Mia à hauteur de 3000 euros, ont fait savoir certains suspects aux enquêteurs.

La petite Mia, 8 ans, a été retrouvée dimanche dans un squat en Suisse avec sa mère. L'enfant a été enlevée le 13 avril en fin de matinée par trois hommes se faisant passer pour des représentants de la protection de l'enfance alors qu'elle était hébergée par sa grand-mère maternelle, dans le village Les Poulières, à une trentaine de kilomètres d'Epinal.

Face aux enquêteurs, plusieurs suspects ont laissé entendre qu'un homme se trouvait derrière cet enlèvement, a appris BFMTV de sources concordantes ce lundi. Nommé Rémy Daillet-Wiedemann, ce Français de 55 ans est soupçonné d'avoir organisé et financé l'enlèvement de la fillette, et la fuite vers l'étranger d'elle et de sa mère. Il est actuellement recherché par les autorités.

Des vidéos conspirationnistes sur Internet

Cet homme, qui habiterait actuellement en Asie du Sud-Est, en Malaisie, avec sa famille, est le fondateur du mouvement dont se revendiquent une partie des hommes mis en examen dans ce dossier. Bien connu de la sphère complotiste, il multiplie les vidéos conspirationnistes sur Internet, pour certaines antisémites, dans lesquelles il encourage à renverser l'État. Il a également fondé un site de coaching pour l'école à la maison, sur lequel il promet d'expliquer comment fuir à l'étranger, moyennant finances, pour fuir la "dictature".

Selon nos informations, en garde à vue, l'un des suspects affirme que Rémy Daillet-Wiedemann a intégralement financé l'opération via un compte offshore à l'étranger, à hauteur de 3000 euros, pour payer la logistique de l'opération. Un autre suspect affirme pour sa part que Rémy Daillet-Wiedemann est le premier à avoir été contacté par Lola Montemaggi, via Internet, pour lui venir en aide. Selon son récit, le gourou a ensuite "transmis" le dossier à son bras-droit, surnommé Bouga, pour monter une opération commando et venir en aide à la mère.

Rémy Daillet-Wiedemann est une ancienne figure politique locale, en Haute-Garonne, où il a dirigé la fédération du MoDem, avant de se faire exclure du parti par François Bayrou, puis de virer à l'extrême droite. Son nom est notamment apparu récemment dans l'affaire des gendarmes tués à Saint-Just, puisque l'homme qui les a tués a affirmé suivre les préceptes de Rémy Daillet-Wiedemann, qui prône le coup d'État.

Article original publié sur BFMTV.com

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