Affaire des sous-marins: en quittant le Quai d'Orsay, Le Drian savoure la défaite du Premier ministre australien

Jean-Yves Le Drian, au moment de quitter le Quai d'Orsay, samedi 21 mai 2022 - BFMTV
Jean-Yves Le Drian, au moment de quitter le Quai d'Orsay, samedi 21 mai 2022 - BFMTV

876450610001_6306582520112

La défaite de Scott Morrison aux législatives en Australie "me convient très bien", a déclaré le ministre français sortant des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, huit mois après que le Premier ministre australien a causé une intense brouille diplomatique avec Paris en cassant un mégacontrat de sous-marins français.

"La défaite du Premier ministre me convient très bien", a réagi samedi Jean-Yves Le Drian au moment où il passait le témoin à Catherine Colonna, nouvelle cheffe de la diplomatie française.

876450610001_6306581158112 "Les actes posés au moment où ils ont été posés étaient d'une brutalité et d'un cynisme, et je serais même tenté de dire d'une incompétence notoires", a-t-il poursuivi.

"J'espère que nous pourrons renouer avec l'Australie un dialogue franc et constructif dans l'avenir", a-t-il conclu.

Des sorties éloignées du language diplomatique

Canberra avait provoqué une brouille magistrale en septembre dernier avec Paris en dénonçant un contrat de vente de sous-marins français à la marine australienne pour plus de 50 milliards d'euros, leur préférant des sous-marins anglo-américains à propulsion nucléaire, dont les bâtiments français n'étaient pas pourvus.

Pour marquer sa colère, la France avait rappelé son ambassadeur aux États-Unis, un acte sans précédent vis-à-vis de cet allié historique, de même que celui en Australie, pays à l'origine de la crise.

D'ordinaire peu expansif, Jean-Yves Le Drian avait alors tiré à boulets rouges sur les contrevenants en des termes très peu diplomatiques plutôt rares.

"Mensonge", "duplicité", "mépris"... Il leur avait reproché d'avoir dissimulé pendant des mois leurs négociations, dénoncé une "rupture majeure de confiance" entre alliés de l'Otan et traité au passage le Royaume-uni de "cinquième roue du carrosse".

Début avril, les autorités australiennes ont admis que Canberra devrait payer jusqu'à 5,5 milliards de dollars australiens (3,7 milliards d'euros) pour mettre fin à l'accord avec la France.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles