Publicité

Advil, Nurofen... Pourquoi les autorités sanitaires interdisent les pubs pour l'ibuprofène 400mg

Advil, Nurofen... Pourquoi les autorités sanitaires interdisent les pubs pour l'ibuprofène 400mg

Un médicament de moins à la télévision et dans les journaux. L'Agence de sécurité du médicament (ANSM) annonce ce jeudi 8 février l'interdiction prochaine des réclames pour les produits à base d'Ibuprofène 400mg.

À partir du 2 avril, le produit générique et ses dérivés comme l'Advil, le Nurofen ou encore le Spedifen, ne pourront plus faire l'objet de publicités dans les médias grand public.

Ce médicament sans ordonnance est de la catégorie des anti-inflammatoire non stéroïdien. Il s'utilise, selon le Vidal, pour soulager la fièvre ou des douleurs modérées. Alors où est le problème? La consommation abusive de l'anti-inflammatoire peut entraîner de graves effets indésirables, notamment aux reins ou au système digestif.

L'agence de santé estime que le bon usage du médicament, "la prise d'ibuprofène dosé à 200mg en première intention", la dose plus faible, n'était pas encouragé dans les publicités.

"Les signalements (d'effets indésirables, NDLR) ont augmenté parallèlement au nombre de publicités auprès du grand public en faveur de l’ibuprofène 400 mg et aux ventes de ces médicaments", pointe l'ANSM dans son communiqué.

Pas de remise en question du "bénéfice risque"

Il ne s'agit pas de la première action menée par les autorités sanitaires pour réguler l'utilisation de l'ibuprofène et de ses dérivés. Comme le justifie l'agence, il avait déjà été décidé en 2019 de placer le produit sans ordonnance derrière les comptoirs, plutôt qu'en accès libre.

Ces alertes doivent-elles remettre en question l'utilisation du produit? Pas tant que son utilisation est justifiée et faite selon les préconisations. Cette interdiction de la publicité "ne remet néanmoins pas en cause la balance bénéfices risques positive de ces médicaments", insiste l'agence.

Cette mesure va probablement diminuer la consommation de l'anti-inflammatoire dont les Français consomment chaque année 30 millions de boîtes. Un total pourtant faible en comparaison du paracétamol (Doliprane) et ses quelques 424 millions de boîtes écoulées en 2022.

Article original publié sur BFMTV.com